Tendance à suivre en bourse : Les agences de notations !

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Comme l’indique très justement EFG Asset Management dans sa dernière lettre hebdomadaire, les agences de notation mènent la danse !

2Lettre hebdomadaire EFG Asset Management :2

Dans un contexte particulièrement agité, la réactivité de notre gestion nous a une nouvelle fois permis de résister à la forte baisse des actions. Dès lundi 26 avril, nous avons réduit à 60% notre exposition actions, avant de passer à 30% le lendemain. En outre, nos investissements sur les petites et moyennes capitalisations, les marchés émergents et l’Europe du Nord, trois segments ayant moins souffert que l’Eurostoxx50, ont contribué à la bonne tenue de nos fonds. Sur la semaine, EFG Maxima perd 0.58% alors que l’Eurostoxx50 cède 3.5%. Depuis le début de l’année EFG Maxima progresse de 0.6% alors que l’Eurostoxx50 perd 5%. Notre fonds prudent EFG Optimum progresse lui de 0.36% sur la semaine, ce qui porte à +1.93% sa performance depuis le début de l’année.

Les marchés européens ont en effet subi de plein fouet l’impact des dégradations de notes de dettes souveraines qui se sont succédées en début de semaine dernière. Si l’écart continue de se creuser entre les marchés européens et les marchés américains, ces derniers ne sont pas épargnés, à l’image du S&P500 en baisse de 2.5% sur la semaine. En cause, la rumeur d’une possible poursuite au pénal contre Goldman Sachs et la marée noire dans le Golfe du Mexique.
Les agences de notation s’étaient vu reprocher leur laxisme quant à la notation des actifs toxiques à l’origine de la crise de 2007. Elles font aujourd’hui preuve de bien plus de fermeté à l’encontre des Etats. La semaine passée, Standard & Poor’s a tenu le haut de l’affiche en dégradant successivement la signature du Portugal, de la Grèce, et de l’Espagne. Suite à cette nouvelle dégradation, la dette grecque se retrouve au rang de « junk bond ».

Si une autre agence de notation dégrade la Grèce à ce niveau,- un scénario qui n’est pas écarté par l’agence Moody’s -, ses emprunts d’Etat ne seraient, en théorie, plus éligibles à la BCE. Ces annonces ont fait brusquement plonger les marchés lors des séances du mardi 27 et du mercredi 28 avril. Sur ces deux journées, l’Eurosstoxx50 chute de 5.4% ! La rumeur d’une possible dégradation de la dette britannique a également inquiété les marchés vendredi 30 avril.

En réponse, les pays membres de la Zone Euro et le FMI se sont accordés pendant le week-end sur un plan d’aide à la Grèce reformaté de 110Mds€ sur trois ans (et non plus 45Mds€ comme annoncé dans la version précédente) prêté à 5%, afin de permettre à l’Etat grec de faire face à ses échéances sans être dans l’obligation de contracter de nouveaux emprunts sur les marchés à des taux prohibitifs. Pour rappel, le prix à payer pour s’assurer contre un défaut grec a atteint de nouveaux sommets, et le taux à 2 ans a dépassé les 20% la semaine dernière ! Il y avait donc urgence, d’autant plus que le 19 mai prochain intervient la prochaine échéance de refinancement. Le premier versement du plan d’aide doit donc impérativement intervenir avant cette date. D’ici là, la prudence reste de mise, d’autant plus que le plan d’austérité imposé en contrepartie à la Grèce risque d’alimenter les tensions sociales.

Aux Etats-Unis, c’est la marée noire dans le golfe du Mexique qui devrait encore peser sur les marchés, et notamment sur les valeurs pétrolières. Sur le plan macroéconomique pourtant, la reprise se confirme et l’amélioration gagne enfin le marché de l’immobilier. La FED reste prudente et a maintenu le statu quo en conservant les taux à leurs niveaux actuels.

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