Zodiac Aerospace chute de plus de 12% en Bourse après un abaissement d’objectif

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Zodiac Aerospace chute de plus de 12% en Bourse après un abaissement d’objectif

A 10H40 , le titre cédait 12,80%, à 23,95 euros, dans un marché en hausse de 0,20%.

"Il est étonnant que cela (l’avertissement) arrive aussi tôt dans l’année fiscale de Zodiac et il est aussi étonnant que ce soit sur des problématiques qui sont connues du management depuis longtemps", explique Chloé Lemarié, analyste financier chezMainFirst Bank AG, à l’AFP.

Zodiac Aerospace, affecté par les difficultés de son activité d’aménagement de cabines, a en effet annoncé qu’il prévoyait désormais un recul d’environ 10% de son résultat opérationnel courant en 2016-17, au lieu d’une hausse de 10% à 20% précédemment.

Zodiac, affecté depuis fin 2014 par les difficultés de son activité d’aménagement de cabines, a par ailleurs vu son chiffre d’affaires reculer de 1,8%, à 2,4 milliards d’euros au premier semestre.

Il a de nouveau connu des surcoûts liés à sa branche "Aircraft Interiors" au premier semestre, mais également des difficultés sur son site britannique de Cwmbran.

L’équipementier aéronautique est visé par une OPA amicale lancée en janvier par Safran (-0,82% à 67,84 euros), dont le premier actionnaire est l’Etat français (14% du capital et 21,9% desdroits de vote).

L’opération doit aboutir à une fusion pour former un géant de plus de 20 milliards de chiffre d’affaires, numéro deux mondial des équipements aéronautiques.

Cette annonce constitue "un fait nouveau par rapport aux éléments disponibles préalablement à l’annonce du projet d’acquisition de Zodiac Aerospace par Safran le 19 janvier", a estimé Safran dans un communiqué mardi soir.

Cependant, les deux groupes "poursuivent leurs négociations exclusives et intègreront dans leurs discussions les conséquences de ces faits nouveaux".

"Avec une baisse pareille, le marché est en train d’estimer qu’il y a un vrai risque que la fusion avec Safran n’ait pas lieu", estime néanmoins Chloé Lemarié. "C’est vraiment ce qui ressort du mouvement du cours", dit-elle.

"L’opération devient plus chère et plus risquée pour Safran", relèvent aussi dans une note les analystes de Natixis.

"Même si Safran a confirmé par communiqué être toujours motivé par cette opération, ces problèmes à répétition devraient donner des arguments aux opposants à la fusion, lesquels cherchent à fédérer suffisamment dedroits de vote pour annuler l’OPA", poursuivent-ils.

lem/ef/cj

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