Une crise économique, pas si terrible que cela, selon un Powel (FED) optimiste

Crédit : stock.adobe.com

Publié le

 Une crise économique terrible, mais pas la Grande Dépression, selon la Fed

La crise économique provoquée par la pandémie présente "des différences fondamentales" avec la Grande Dépression et la croissance devrait reprendre plus vite malgré un chômage très élevé et une profonde récession, a affirmé dimanche le patron de la Banque centrale américaine, Jerome Powell. "Je ne crois pas du tout que ce soit un résultat probable", a dit M. Powell, lors d’une interview sur CBS à propos d’une Grande Dépression du type de celle des années 1930. Il a cité une économie florissante avant la pandémie, des banques solides et une réaction adéquate des autorités.

 Pic de chômage de 20 à 25%

Pour autant, il estime qu’un pic du taux de chômage à 20 ou 25% est probable, et que la chute du PIB des Etats-Unis au deuxième trimestre aux Etats-Unis sera "facilement dans les 20, les 30%". L’économie américaine a été très sévèrement ralentie par les mesures de confinement imposées à la majorité de la population du pays pour tenter d’enrayer l’épidémie qui a déjà fait près de 90.000 morts dans le pays et en a infecté près d’un million et demi, selon les données disponibles compilées par l’université Johns Hopkins. Les Etats-Unis comptent ainsi le plus grand nombre de décès dans le monde.

 Optimiste pour l’économie à plus long terme

Le patron de la banque centrale a estimé qu’il était impossible "de trouver les mots pour exprimer la souffrance" infligée par la maladie, mais s’est voulu optimiste pour l’économie à plus long terme. "Sur le long terme et même le moyen terme, je déconseillerais vraiment de parier contre l’économie américaine. Cette économie va se remettre", a lancé M. Powell. Toutefois "il faudra sans doute un peu de temps, ou même un temps certain, cela pourrait aller jusqu’à la fin de l’année prochaine, de fait on n’en sait rien".
Au total, près de 36,5 millions de personnes ont pointé au chômage depuis l’arrêt brutal de l’activité économique mi-mars, et le taux de chômage a grimpé a bondit de 3,5% en février à 14,7% en avril. Tous les indicateurs se sont effondrés, de la croissance (-4,8% en rythme annuel au 1er trimestre) à la consommation, moteur traditionnel de l’économie américaine, en passant par la production manufacturière.