Tempête boursière : et si c’était le bon moment de revenir à petites doses sur les actions ?

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Vente de panique ce lundi 9 mars 2020...

Quand les indices boursiers perdent plus de -7% le temps d’un week-end, nul doute que des bonnes affaires vont se présenter. Mais quand ? Tout est est une question de timing. Il est encore trop tôt pour revenir sur le marché actions. Patience. Le signal de reprise viendra des bourses américaines, comme d’habitude.
Personne ne peut prédire l’avenir... Mais une chose est certaine, les excès sont tous azimuts

Si personne ne peut dire avec certitude ce qu’il va se passer dans les semaines à venir, mais une chose est certaine : les évolutions des marchés financiers sont toujours dans l’excès. Excès à la hausse en 2019, sous l’action des banques centrales, à la source d’une bulle financière fondée sur l’injonction de liquidités à outrance : +26.37% pour le CAC 40 en 2019. Excès à la baisse, pour un virus dont l’impact reste à ce jour bien plus médiatique que réellement économique au niveau mondial. La baisse de croissance en France est estimée à -0.1% pour l’année 2020. La grippe saisonnière étant, chaque année, une épidémie provoquant 60.000 décès en Europe rappelle l’OMS. Bilan : en 13 jours, le CAC 40 est revenu sur ses niveaux de fin 2018 : -19.52% depuis le 1er janvier 2020. La grippe fait toujours autant de victimes, mais cela, visiblement n’intéresse pas les médias.
Un réel mouvement de panique, assez irrationnel

Les épargnants, tout comme les investisseurs, ne doivent jamais paniquer. Cependant cette baisse est un réel mouvement de panique. Rien de si grave pourtant. Quand les indices corrigent de -20%, après avoir été en hausse de près de +30% l’année précédente, c’est juste un mouvement sain. C’était même souhaité. La bulle financière se dégonfle. Le risque serait que les banques centrales se sentent tenues d’augmenter leurs injections de liquidités afin que la bulle financière ne regonfle de plus belle. Et les querelles commerciales sur le pétrole, entre l’Arabie Saoudite et la Russie, ne sont que passagères. Ne l’oublions pas.
Un fort mouvement de reprise pouvant arriver vite

Sil est aujourd’hui difficile de mesurer l’ampleur économique et financière de la propagation du virus, on peut aussi imaginer que les banques centrales ne resteront pas inertes face à un éventuel risque de récession. Des prises de décision des différentes banques centrales pourraient réduire fortement le mouvement de baisse. Après ce carnage, les stratégistes professionnels envisagent plusieurs scénarios, dont un mouvement en U (ou reverse). La trop forte baisse serait corrigée par une trop forte hausse à venir. Dans cette optique, tout comme dans celle d’une latéralisation des cours en attendant de meilleures nouvelles, les investisseurs pourraient profiter des prix massacrés pour effectuer des achats à bon compte.
Moyenner ses prix d’achat d’actions à la baisse, par petites doses

Si certains secteurs sont mal orientés, compagnies aériennes, sociétés pétrolières et para-pétrolière, tourisme, secteur bancaire, certaines sociétés médicales ont déjà vu leurs cours flamber. Ceci n’est que sur du court terme, évidemment. Les investisseurs disposant de liquidités à investir pourront sans doute profiter des opportunités des valeurs massacrées afin d’effectuer des achats à petite dose, car personne ne peut connaître la période de fin de descente des indices boursiers. En bourse, tout est une question de timing, et comme personne ne peut le maîtriser, autant rester très prudent, et procéder par touches mesurées.