Rebond des places financières ce matin, soutenu par une potentielle fin de guerre commerciale sur le pétrole

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La Bourse de Paris tente de se frayer un chemin dans le vert (+0,43%)

A 09H25 , l’indice CAC 40 prenait 18,25 points à 4.225,49 points. La veille, l’indice avait fini en fort recul, tout comme le reste des marchés mondiaux. Les indices européens sont lancés "dans une tentative de stabilisation technique", a estimé John Plassard, spécialiste de l’investissement chez Mirabaud Securities. "Le rebond des cours du pétrole pourrait apporter un soutien temporaire aux Bourses ce jeudi", a estimé pour sa part Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC.

Les cours du pétrole évoluaient en forte hausse jeudi en début d’échanges européens, les investisseurs misant sur une intervention de Washington pour tenter d’apaiser la guerre des prix entre Ryad et Moscou. Face àla pandémie qui a déjà fauché plus de 46.000 vies et touche plus de 900.000 personnes dans le monde —dont 215.000 aux Etats-Unis où la maladie progresse le plus vite—, les investisseurs, comme le reste de la planète, restent néanmoins désemparés.

Et dans ce contexte, les nouveaux chiffres de l’emploi attendus aux Etats-Unis seront à nouveau très scrutés. "On s’attend à une forte hausse des inscriptions au chômage aux Etats-Unis pour la semaine allant jusqu’au 28 mars, potentiellement plus importante que la semaine précédente", note Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque. "En effet, sous l’effet d’une forte demande, beaucoup d’Américains n’avaient pas pu s’enregistrer du fait de la saturation des sites web et des lignes téléphoniques, ce qui explique qu’une partie des nouvelles inscriptions ont vraisemblablement été reportées sur la semaine allant au 28 mars", a-t-il complété.

En matière d’indicateurs, la balance commerciale des États-Unis pour le mois de février figure aussi à l’agenda.

Sur le terrain des valeurs, lesecteur pétrolier rebondissait dans la foulée des cours du brut.
Total gagnait ainsi 2,09% à 35,94 euros, CGG 11,24% à 0,93 euro et TechnipFMC 5,54% à 6,25 euros alors même que le groupe compte réduire en 2020 de nombreuses dépenses pour faire face à la chute des cours ces dernières mois. Sur la cote parisienne, les groupes continuaient en outre à abandonner les uns après les autres toute velléité de faire des prévisions pour cette année, avec des effets très disparates. Engie évoluait à l’équilibre (-0,07% à 8,97 euros). Le géant de l’énergie a annoncé le retrait de sa prévision pour 2020 et l’annulation de son dividende compte-tenu de la pandémie. Veolia reculait de 0,66% à 18,18 euros après avoir suspendu aussi ses prévisions 2020. Le groupe prévoit en outre de diviser par deux son dividende au titre de 2019. Dassault Aviation grappillait pour sa part 0,21% à 728 euros. Outre la suspension des prévisions 2020, le groupe renonce à verser un dividende à ses actionnaires. Amundi gagnait 3,15% à 54,05 euros. Le poids lourd de la gestion d’actifs prévoit de renoncer à verser un dividendeau titre de 2019 et d’affecter en réserve l’intégralité du résultat de l’exercice. Renault s’élevait de 2,07% à 16,65 euros, bénéficiant de l’accord trouvé avec trois syndicats garantissant 100% de leur rémunération aux salariés en chômage partiel à cause du coronavirus.