Quatrième séance de hausse à la Bourse de Paris, à son plus haut annuel (+0,84%)

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Quatrième séance de hausse à la Bourse de Paris, à son plus haut annuel (+0,84%)

L’indice CAC 40 a pris 45,44 points à 5.468,91 points, au plus haut depuis octobre 2018, dans un volume d’échanges moyen de 3,6 milliards d’euros. La veille, il avait fini en hausse de 0,33%.

La cote parisienne a débuté dans le vert et n’a pas changé d’avis par la suite.

"Il y a aujourd’hui un certain nombre de facteurs qui confortent les investisseurs dans l’optimisme dont ils ont fait preuve depuis le début de l’année", a souligné auprès de l’AFP Daniel Larrouturou, directeur général délégué chez Diamant bleu Gestion.

"Des nuages se dissipent, avec des nouveaux chiffres meilleurs que prévu en Chine, des nouvelles rassurantes dans les négociations commerciales sino-américaines" et les dernières initiatives pour essayer d’éviter un Brexit sans accord, a-t-il développé.

Selon lui, "tous ces éléments vont dans le même sens et éloignent en particulier les inquiétudes qui pouvaient peser sur la croissance mondiale"

L’activité dans les services en Chine a connu en mars sa plus forte accélération depuis 14 mois, selon l’indice des directeurs d’achat , calculé par le cabinet IHS Markit et publié par le groupe de médias Caixin. L’indice composite PMI de Markit-Caixin a également enregistré sa plus forte accélérationdepuis neuf mois.

Du côté du Brexit, la Première ministre britannique Theresa May rencontrait mercredi le leader de l’opposition travailliste Jeremy Corbyn pour chercher un compromis afin d’éviter au Royaume-Uni une sortie de l’Union européenne sans accord le 12 avril.

Négociateurs américains et chinois se sont retrouvés pour leur part dans la capitale américaine pour ce qui pourrait être un ultime cycle de discussions avant de parvenir à un accord commercial entre les deux premières économies mondiales, des informations de presse évoquant un accord imminent.

En matière d’indicateurs, les chiffres chinois ont pris le pas sur d’autres publications moins favorables comme le recul de la croissance de l’activité privée dans la zone euro en mars ou la contraction au Royaume-Uni de l’activité dans le secteur des services.

Outre-Atlantique, en mars également, les créations d’emplois dans le secteur privé aux États-Unis ont nettement faibli et la croissance de l’activité dans les services aux Etats-Unis a nettement marqué le pas.

- Les valeurs défensives pénalisées -

Sur le terrain des valeurs, les titres les plus sensiblesà la conjoncture chinoise comme la sidérurgie, les semi-conducteurs ou l’automobile, ont été recherchées.

STMicroelectronics a ainsi pris 5,67% à 14,91 euros, ArcelorMittal 2,64% à 19,83 euros, Eramet 5,59% à 55,88 euros. Faurecia (+5,04% à 43,52 euros), Valeo (+2,44% à 28,93 euros) et Plastic Omnium (+4% à 26,49 euros) ont également profité du mouvement.

A l’inverse, les valeurs dites défensives, qui servent de refuge en cas d’agitation, ont baissé, sous le coup de prises de bénéfices. Sanofi a perdu 0,67% à 78,71 euros et Kering 0,42% à 524,20 euros.

Saint-Gobain a été porté (+2,82% à 34,48 euros) par la réaffirmation ce mercredi par Kepler Cheuvreux de son opinion d’achat sur le titre, avec un objectif de cours à 50 euros.

Casino s’est replié de 3,04% à 39,27 euros, souffrant de l’abaissement mardi de sa note de long terme par l’agence de notation financière Moody’s. Le groupe a néanmoins assuré que cette révision à la baisse n’aurait "pas d’impact" sur la disponibilité ou le coût de ses ressources financières.

ADP a gagné 0,97% à 177,50 euros. Le gestionnaire des aéroports parisiens prévoit d’investir 6 milliards d’euros entre 2021 et 2025 dans le développement de Charles-de-Gaulle, Orly et Le Bourget pour répondre à une croissance attendue du trafic de 2,6%.

abx/jmi/LyS