Plus forte chute de son histoire pour l’indice CAC40 : -12.28% à la clôture

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Records historiques de baisse en clôture Italie -MIB -16.92% France - CAC40 -12,28%. Allemagne - DAX30 -12,24% Angleterre - Footsie -9,81%Le rendez-vous manqué de la BCE

Fermant la marche des grandes banques centrales, la Banque centrale européenne a dégainé à son tour jeudi un arsenal de mesures face à l’épidémie de coronavirus, pour tenter d’endiguer la panique financière et de limiter l’impact sur l’économie.

Contrairement à ce qu’avaient massivement anticipé les analystes, l’institut n’a pas touché à ses taux directeurs : le principal était déjà bloqué à zéro depuis mars 2016 et les deux autres ont été maintenus à l’identique, un statu quo qui a accéléré la baisse des marchés actions.

Taux fixes directeurs de la BCE
Taux

Taux de refinancement
0.00 %

Taux de dépôt au jour le jour
-0.50 %

Taux de prêt marginal au jour le jour
0.25 %

Les impacts du coronavirus font craindre le pire pour l’économie

L’épidémie de coronavirus fait une nouvelle fois plonger les bourses ce jeudi 12 mars. Paris, Francfort, Madrid ont lâché 10% ou plus vers 14 heures (heure de Paris). La panique est telle que les échanges ont été suspendus pendant quinze minutes après l’ouverture à Wall Street. Le Dow Jones n’en a pas moins plongé à la reprise de l’activité, lâchant plus de 7% vers 14 heures (heure de Paris). Même scénario à Sao Paulo (Brésil) : la Bourse s’est enfoncée à l’ouverture de plus de 11%, avant que les échanges ne soient suspendus pour la troisième fois de la semaine. Les principaux indices européens ont tous dévissé de près de 30% depuis le début d’année : un véritable krach.

L’impact du coronavirus sur l’économie mondiale est toujours "difficile à prédire", a affirmé jeudi le porte-parole du Fonds monétaire international, soulignant que cela dépendrait du degré de la pandémie et des réponses apportées par les pays touchés. Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne, a évoqué un "choc majeur" pour l’économie en zone euro, estimant qu’il requiert une "réponse budgétaire ambitieuse et coordonnée". Selon elle, "même si l’épidémie sera temporaire par nature, elle aura un impact significatif sur l’activité économique, entraînant notamment un ralentissement de la production en raison du dérèglement des chaînes d’approvisionnement ainsi qu’une réduction de la demande interne comme externe résultant de l’effet négatif des nécessaires mesures de confinement". Les places financières ont donc aussitôt dévissées à ces propos.
Isolement des USA

Les Européens interdits de séjour aux Etats-Unis. Donald Trump a annoncé mercredi 11 mars, lors d’un discours à la nation, qu’il interdisait aux ressortissants des pays européens – à l’exception du Royaume-Uni et de l’Irlande – de se rendre aux Etats-Unis pour une durée de 30 jours, à compter de vendredi soir. Cette restriction ne s’applique pas aux ressortissants américains. Après avoir semé la confusion en suggérant que "le commerce et le fret" venant d’Europe seraient aussi bannis, Donald Trump a indiqué quelques instants plus tard que le "commerce ne sera[it] en aucun cas concerné".