Pire crise économique depuis 1945 et les indices boursiers continuent de grimper comme en 2019...

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La tendance devrait s’inverser quand les indicateurs de la vie réelle, taux de chômage, nombre de faillites, etc. seront publiés.

 La Bourse de Paris positive en attendant la réunion de la BCE (+0,24%)

A 09H36 , l’indice CAC 40 prenait 11,22 points à 4.682,33 points.La veille, il avait fini en hausse de 2,22%. "Les Bourses sont emballées par" le traitement du laboratoire américain Gilead. "Il faudra des confirmations supplémentaires cependant et cet antiviral ne fera pas disparaître le coronavirus. Mais les marchés, tenus à bout de bras par lesbanques centrales, sont clairement dans l’idée de retenir les bonnes nouvelles et de ne pas s’offusquer des mauvaises, notamment macroéconomiques", a estimé Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC. L’annonce de résultats encourageants par la biotech Gilead Sciences contre la pandémie qui a déjà fait au moins 224.402 morts, et ce même si des experts préviennent que les résultats intégraux n’ont pas encore été publiés, tout comme la détermination affichée par la Fed, ont largement alimenté l’optimisme mercredi sur les marchés.

La banque centrale américaine a promis mercredi, à l’issue d’une réunion de deux jours, de faire tout ce qu’elle pourrait pour sauver l’économie américaine, appelée à plonger dans les mois à venir, mettant fin à plus d’une décennie de croissance. Aujourd’hui, c’est "la BCE qui est le rendez-vousle plus important de la journée. L’institution francfortoise ne devrait pas toucher aux taux directeurs, mais certains observateurs espèrent de nouvelles mesures afin de contrecarrer les hésitations des dirigeants européens sur le plan de relance", a ajouté M. Le Liboux.

Après sa série de mesures exceptionnelles face à la pandémie de coronavirus, l’institution devrait se dire prête jeudi à aller plus loin, tout en exhortant les gouvernements à trouver une réponse commune. L’agenda des indicateurs est très fourni. En Chine, l’activité manufacturière s’est tassée en avril après un rebond surprise le mois précédent.

 Le PIB de la France s’écroule

Le PIB de la France s’est contracté de 5,8% au premier trimestre en raison du confinement. Celui de la zone euro est également attendu, tout comme l’inflation européenne ainsi que les demandes hebdomadaires d’allocations chômage aux États-Unis.

  • Côté valeurs, les publications continuaient à se suivre en ordre serrée.
  • Et l’aéronautique fortement éprouvé par la crise effectuait une remontée spectaculaire.
  • Airbus s’installait comme la veille en tête de l’indice CAC 40 (+6,66% à 62,28 euros) au lendemain de résultats qui ont globalement rassuré malgré les pertes.
  • Juste derrière, Safran bondissait de 5,48% à 92,08 euros. Le groupe a publié un chiffre d’affaires en baisse de 6,9% au premier trimestre, affecté depuis mars par la crise du secteur aérien due à la pandémie.
  • A l’autre extrémité, Société Générale perdait 3,61% à 15,04 euros. La banque a annoncé une perte de 326 millions d’euros, plombée par sa banque de financement et d’investissement et des provisions de plus de 550 millions d’euros pour faire face au coronavirus et à "deux dossiers exceptionnels de fraudes".
  • Le reste du secteur était aussi mal orienté, Crédit Agricole reculait de 0,65% à 7,70 euros et BNP Paribas 2,05% à 30,07 euros.
  • Michelin prenait 0,62% à 90,68 euros alors que le groupe a vu son chiffre d’affaires baisser de 8,3% au premier trimestre, en raison de la pandémie.
  • Amundi refluait de 0,93% à 63,90 euros. Le gestionnaire d’actifs a vu son bénéfice net reculer de 17,8% au premier trimestre 2020, lesté par les effets négatifs de la crise sanitaire.
  • Orange gagnait 0,58% à 11,27 euros, soutenu par un chiffre d’affaires en augmentation de 1% au premier trimestre, tiré notamment par "une solide croissance de l’Afrique et Moyen Orient et une progression du segment entreprises, de la France et de l’Europe".
  • TF1 baissait de 0,98% à 4,63 euros. La société a dégagé un bénéfice net en recul de 41% au premier trimestre, signe des premiers effets négatifs de la crise sur les revenus publicitaires du groupe, qui s’efforce d’économiser.