ORPEA : reprise de la cotation du titre en bourse, après avoir ouvert une nouvelle procédure amiable de conciliation devant le tribunal de commerce

Le titre ORPEA a été suspendu de cotation en bourse depuis le 24 octobre. La reprise de cotation s’effectue ce jour. L’entreprise a ouvert de nouveau une procédure amiable de conciliation afin de renégocier sa dette. Les conditions actuelles de marché étant délicates afin de gérer au mieux son endettement.

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Suite à la suspension intervenue le 24 octobre 2022, la reprise de la cotation de l’ensemble des instruments financiers (actions, titres de créance et instrument liés) émis par ORPEA interviendra ce mercredi 26 octobre 2022 à l’ouverture des marchés.

 Reprise de la cotation du titre ORPEA

Dans un communiqué de presse adressé ce matin à 6h30, ORPEA précise les conditions de sa suspension de cotation. ORPEA a annoncé, ce mercredi, avoir ouvert une nouvelle procédure amiable de conciliation devant le tribunal de commerce de Nanterre. Cela doit lui permettre de négocier avec ses créanciers.

 Renégociation de la dette

L’environnement économique fortement inflationniste et les conséquences de la revue stratégique et financière en cours de finalisation menée par la nouvelle direction depuis les dernières publications d’ORPEA, conduisent la Société à devoir renégocier sa dette y compris les covenants contenus dans de nombreuses lignes de financement, qui risquent de ne pas être respectés en l’état au 31 décembre 2022. En outre, le contexte actuel affecte la performance opérationnelle et le programme de cessions d’actifs tel qu’envisagé dans le plan de financement agréé avec les principaux partenaires bancaires en mai dernier et visant à assurer la liquidité du Groupe. Le montant de la dette brute due au 31 décembre 2023 (tel que calculé au 30 juin 2022, pro forma des tirages effectués au 27 septembre 2022) est de 2,439 milliards d’euros.
ORPEA S.A a par conséquent obtenu hier l’ouverture d’une procédure amiable de conciliation auprès du Président du Tribunal de commerce spécialisé de Nanterre. Cette procédure a pour objectif de permettre à ORPEA S.A d’engager avec ses créanciers financiers des discussions relatives à la restructuration de sa dette financière, à l’obtention de nouveaux moyens financiers et à l’ajustement de ses covenants, dans un cadre stable et juridiquement sécurisé. La procédure de conciliation concerne uniquement la dette financière de l’entité juridique ORPEA S.A et n’impliquera pas les créanciers opérationnels (comme par exemple les fournisseurs). Elle n’aura aucune incidence sur les opérations, les salariés, les patients, les résidents et leur famille. Cette nouvelle étape, qui a reçu l’accord et le soutien unanime du Conseil d’administration, est une condition indispensable à la mise en œuvre du plan de transformation d’ORPEA, qui sera présenté le 15 novembre prochain.
Laurent Guillot, Directeur Général, a déclaré : « La nouvelle équipe de direction et l’ensemble des équipes d’ORPEA sont totalement mobilisés sur nos grandes priorités : sécurité et conditions de travail de nos collaborateurs ; qualité des soins et de l’accompagnement de nos résidents, de nos patients et de leur famille ; principes éthiques et de responsabilité qui s’attachent à notre mission. Nous avons pris de nombreuses décisions visant à restaurer les bonnes pratiques dans l’entreprise, dans le respect d’une « tolérance zéro ». Ceci nous a déjà conduit à nous séparer des dirigeants et salariés ayant eu des comportements contraires à l’éthique, à mettre en œuvre des mesures de contrôle renforcées et à engager une démarche active de transparence, notamment financière, afin de donner une image précise et sincère de la situation d’ORPEA. Les malversations et les manquements éthiques, conjugués au développement immobilier et international excessif engagé par les précédents dirigeants ont fortement affecté la situation financière d’ORPEA. L’ensemble des éléments se rapportant à ces agissements ont été et continueront à être portés, à la connaissance du Procureur de la République, en complément de la plainte déjà déposée par la Société en avril 2022, et le moment venu de façon nominative.
Afin de garantir la mise en œuvre du plan de transformation que je présenterai le 15 novembre prochain, dans un contexte macroéconomique dégradé qui a impacté la performance opérationnelle ainsi que le programme de cession d’actifs, et au regard du risque de dépréciations sur certains actifs, j’ai demandé l’ouverture d’une procédure amiable de conciliation concernant ORPEA SA. Cette procédure nous permet d’encadrer au mieux les discussions avec nos créanciers financiers dans le cadre d’une restructuration de notre endettement financier et de l’obtention de nouveaux moyens financiers, tout en assurant le fonctionnement normal de l’entreprise.
 »

 Dépréciations d’actifs

Orpea a déjà réalisé, cette année, une procédure de conciliation amiable qui lui a permis d’aboutir à un accord avec ses banques pour assurer son financement. Mais le groupe risque de ne plus être en mesure de s’y conformer en raison de différents facteurs comme l’inflation. L’entreprise anticipe également de nouvelles dépréciations d’actifs , estimées entre 2,1 et 2,5 milliards d’euros, selon un communiqué. La situation d’Orpea a en outre été « fortement affectée par les malversations et les manquements éthiques de la direction précédente », a souligné son dirigeant.
Eléments non audités concernant la structure de la dette du Groupe au 30 septembre 2022 :

Dette Brute 9 527 M€
Trésorerie 854 M€
Dette garantie par des sûretés réelles 4 477 M€
Dette non garanties par des sûretés réelles 5 050 M€
Dette non garanties par des sûretés réelles encourue par ORPEA S.A 4 403 M€
Dette soumise à covenants R1/R2 3 342 M€

(source : CP ORPEA)

 Chute du titre ORPEA en bourse

Depuis le scandale, le titre ORPEA s’affichait à 14,74 euros, vendredi à la clôture de la séance. En baisse de 83 % depuis le début de l’année, la cotation reprend donc ce mercredi matin.

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