Marchés dans le rouge, Wall Street (-1.62%), CAC 40 (-1.32%), Dax (-1.17%), la croissance américaine en question

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En effet, les places européennes ont fortement progressé depuis le début de l’année, soutenu notamment par le QE de la BCE, et évoluent proche de leurs plus hauts niveaux depuis près de sept ans. Aux Etats-Unis, les commandes de biens durables ont baissé pour le sixième mois consécutifs. La croissance aux Etats-Unis montre des signes d’essoufflements.

Le CAC 40 a cédé 1.32% à 5 020.99 points, le Dax 1.17% à 11 865.32 points et l’indice londonien 0.41% à 6 990.97 points. La hausse de l’euro contre le dollar a également incité les investisseurs à prendre une pause sur le rallye haussier qu’on a pu observer sur les marchés actions. La baisse a été nettement plus prononcée du côté de Wall Street, où le Dow Jones a perdu 1.62% à 17 718.54 points, le S&P500 1.46% à 2 061.05 points et le Nasdaq 2.37% à 4 876.52 points. Les valeurs technologiques se sont tout particulièrement retrouvés dans le viseur et accuse le plus fort recul.

Ce matin, la Bourse de Tokyo, dans le sillage de Wall Street et des places européennes, a clôturé également dans le rouge en perdant 1.39% à 19 471.12 points. Tout comme à Wall Street, les valeurs technologiques ont particulièrement souffert. Les places européennes sont attendues à la baisse à l’ouverture.

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La monnaie unique poursuit sa hausse face à ses principales contreparties notamment contre le billet vert pour venir flirter avec la barre des 1,10 dollar et se traiter ce matin proche de 1,0985 dollar. Après avoir lourdement chuté ces dernières semaines pour atteindre un plus bas de douze ans, l’euro regagne du terrain soutenu par de bons indicateurs économiques en provenance de la zone euro comme l’indice Ifo qui a enregistré en mars sa cinquième hausse consécutive. Des chiffres qui rassurent les investisseurs dans un contexte économique instable alors qu’aucune solution concrète n’a été apportée au dossier grec pour le moment.

Face à la devise britannique, la monnaie unique s’échange pour 0,7373 pence et atteint 130.40 yens conte la monnaie japonaise.

Le billet vert de son coté, se montre pénalisé par les derniers indicateurs publiés outre-Atlantique à l’image des commandes de biens durables qui ont reculé contre toute attente en février de 1,4% sur un mois. Une publication qui intervient à la suite de la réunion de la Réserve fédérale américaine la semaine dernière et qui pourrait conforter le scénario d’un repoussement d’une hausse des taux alors que certains analystes attendaient une remontée dès le mois de juin.

Ce matin, le dollar s’échange pour 118.68 yens contre la devise nippone et se négocie à 1,4895 dollar face à la livre sterling.

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Depuis hier après-midi le pétrole rebondit fortement. Cette nuit en Asie, les contrats à terme gagnaient 5%. Le contrat de mai sur le WTI progressait de 2.31 dollars à $51.52 le baril tandis que le contrat Brent pour la même échéance gagnait lui aussi 2.33 dollars à $58.81 le baril. Le Brent a même failli refranchir la barre des $60 hier soir avec une clôture à $59.71. Les prix ont repris 16% ces derniers jours. La prime entre les deux barils les plus échangés était de $7.07.

L’Arabie Saoudite, qui a bombardé des cibles rebelles au Yémen laisse craindre des perturbations au niveau de l’offre. Les spéculateurs craignent que ce conflit puisse se propager au Moyen-Orient. Le Yémen n’est pourtant pas un important producteur, mais il est surtout proche du détroit de Bab el-Mandeb, l’un des principaux points de transit pour le commerce maritime international. Les pétroliers qui empruntent le Canal de Suez doivent également passer par ce détroit. Plus de 3.4 millions de barils par jour de pétrole sont expédiés par ce passage, d’où l’urgence de l’intervention du premier pays producteur de l’OPEP. Barack Obama a même affirmé son soutien dans cette opération. Rappelons également que l’Arabie saoudite a produit 9.85 millions de barils par jour en février.

Les contrats sont également soutenus jeudi matin par l’affaiblissement du dollar, en dépit d’une nouvelle hausse des stocks aux Etats-Unis la semaine dernière. Les stocks de brut américains ont augmenté de 8,2 millions de barils, soit plus qu’attendu, la semaine dernière. La hausse des stocks a, une nouvelle fois, été plus élevée que les attentes mais les acteurs sont restés attentistes face au nouveau conflit yéménite.

Les métaux précieux évoluent en territoire positif ce matin avec l’or qui repasse au-dessus du seuil des $1200 l’once. Le métal jaune retrouve un rôle de valeur refuge en cette période de troubles au Moyen-Orient. Le dollar qui ne s’apprécie plus permet également de redonner un second souffle aux produits libellés dans cette devise. En effet, le dollar s’est déprécié hier juste après la publication des mauvais chiffres de commandes de biens durables sur février. L’once d’or augmentait ce matin de 0.6% à $1205.17.

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