Les places financières au plus haut, attentent la confirmation de la bonne nouvelle sur l’emploi US

Crédit : stock.adobe.com

Publié le  à 0 h 0

La Bourse de Paris se stabilise en attendant l’emploi américain (-0,03%)

A 09H15 l’indice CAC 40 perdait 2,08 points à 6.036,10 points. La veille, la cote parisienne avaitfini nettement dans le vert (+0,88%). "Les marchés ont été bénis par quatre séances consécutives de gains cette semaine. Une cinquième sur cinq dépendra des chiffres de l’emploi américain", prévient Jasper Lawler, analyste chez London Capital Group. La séance a mal démarré avec une piètre statistique allemande après un repli des commandes industrielles publiée jeudi. La production industrielle de la première économie de la zone euro a ainsi reculé de 3,5% en décembre, par rapport au mois de novembre, alors que les analystes s’attendaient à une légèrebaisse à 0,20%. En revanche, l’Allemagne a enregistré le mois dernier un excédent commercial de 19,2 milliards d’euros, en hausse par rapport à novembre, a annoncé vendredi l’Office fédéral des statistiques Destatis

Néanmoins, "la séance du jour sera dominée comme c’estsouvent le cas par l’emploi américain", dont le rapport NFK sera publié à 14H30, note Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez saxo banque. "Un bon chiffre conforterait évidemment la Réserve fédérale américaine dans sa stratégie actuelle qui consiste à faire preuve d’attentisme" et "l’emploi américain devrait en tout cas faire temporairement oublier aux investisseurs les aléas liés au coronavirus", indique-t-il. Une grande incertitude règne à propos de l’effet économique du coronavirus qui a contaminé plus de 31.000 personnes en Chine, dont 636 mortellement, selon un dernier bilan officiel.

"Les investisseurs commencent à douter de plus en plus des chiffres officiels donnés par les autorités après qu’un médecin chinois sanctionné pour avoir sonné l’alarme à l’apparition du nouveau coronavirus ait succombé àl’épidémie", souligne John Plassard, spécialiste de l’investissement chez Mirabaud. Le régime chinois a annoncé vendredi l’ouverture d’une enquête autour de cet ophtalmologue de Wuhan, mort à 34 ans après avoir été contaminé par un patient. Sa mort a été suivie par une avalanche de critiques sur les réseaux sociaux à l’encontre des responsables locaux qui ont semblé davantage chercher à étouffer l’affaire qu’à enrayer l’épidémie. Par ailleurs, le président Xi Jinping, qui a pu apparaître relativement en retrait depuis le début de l’épidémie, a assuré à son homologue américain Donald Trump que son pays était "entièrement capable" de vaincre le coronavirus.
L’Oréal montait de 3,92% à 278,30 euros grâce à la plus forte croissance annuelle de son chiffre d’affaires en dix ans. EssilorLuxottica perdait 0,22% à 136,95 euros. La Commission européenne a annoncé l’ouverture d’une enquête approfondie sur son projet de rachat du distributeur d’optique néerlandais GrandVision pour 7,1 milliards d’euros, craignant une réduction de la concurrence. Engie lâchait 0,64% à 15,61 euros. Le conseil d’administration du géant de l’énergie s’est prononcé contre le renouvellement du mandat de directrice générale Isabelle Kocher. Ubisoft cédait 0,59% à 71,32 euros, pâtissant d’une baisse de 26% de son chiffre d’affaires sur son exercice décalé 2019-20 en raison du report de la sortie de plusieurs titres. Natixis gagnait 2,13% à 4,17 euros, porté par une hausse d’environ 20% de son bénéfice net en 2019, profitant d’un important effet exceptionnel lié à la cession à sa maison-mère de sa division de services financiers spécialisés. Dans le BTP, Vinci grappillait 0,10% à 103,60 euros et Eiffage (+0,61% à 106,65 euros) après avoir remporté ensemble un contrat de plus de 68 millions d’euros pour aménager des installations électriques sur les futures lignes 16 et 17 du métro du Grand Paris.