Les indices américains à leur niveau pré-COVID, les marchés européens sous masques, en manque d’oxygène

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 Les marchés européens terminent la semaine sans impulsion

Londres , Francfort (-0,48%), Paris (-0,26%) ont terminé en baisse. Milan a échoué proche de l’équilibre (-0,03%) et Madrid a progressé de 0,60%. Wall Street était de son côté plus positif : à 18h45 (16H45 GMT), l’indice vedette Dow Jones gagnait 0,45%, l’indice élargi S&P 500 0,29% et l’indiceà forte coloration technologique Nasdaq 0,40%. "Les choses ont été un peu floues aujourd’hui, en partie parce qu’il y a eu peu d’informations", juge David Madden analyste de CMC Markets.

La démission du Premier ministre japonais pour des raisons de santé n’a pas eu un "gros impact" sur la séance selon lui.
Les marchés sont donc restés sur les annonces de la Réserve fédérale américaine (FED) jeudi, qui ne les avaient déjà pas surpris.
Le président de la Fed Jerome Powell a conforté son soutien monétaire, vital aux marchés pour faireface à la crise engendrée par la propagation du Covid-19. "La modification de l’objectif d’inflation", qui permet à la Fed de laisser la hausse des prix dépasser 2% sans agir immédiatement en remontant ses taux "implique une politique monétaire accommodante pendant longtemps" résume Vincent Boy, analyste chez IG.
La Fed préfère réorienter ses efforts vers l’emploi, encore fortement meurtri aux Etats-Unis.

 Inquiétudes sur les consommateurs

Côté indicateurs, "les chiffres de l’activité américaine font état d’une reprise soutenue, tirée par lemanufacturier et le secteur immobilier", notent les analystes d’Edmond de Rothschild Asset Management. Ils pointent toutefois des inquiétudes sur la consommation en raison de l’absence d’accord sur un plan de relance budgétaire au Congrès.
La reprise économique est plus lente en Europe, et le continent souffre en plus ces derniers jours d’une nette hausse des nouvelles contaminations au Covid-19. En Allemagne, le moral des consommateurs devrait de nouveau se détériorer en septembre après plusieurs mois de progression, en raison de la peur de nouvelles mesures de restrictions,selon le baromètre Gfk.
"Les économies européennes n’arrivent pas à sortir la tête de l’eau et à retrouver le chemin de la croissance forte et durable", juge Marc Touati, président du cabinet Acdefi.

Les taux d’intérêt pour les dettes des principaux pays de la zone euroà 10 ans sont restés stables.

 Banque et or en forme

Au niveau des valeurs, le secteur bancaire a dominé la cote parisienne au lendemain du changement de politique de la Fed : Crédit Agricole a pris 3,25% à 8,90 euros, BNP Paribas 3,60% à 37,81 euros, et Société Générale 3,09% à 14,15 euros.
Les producteurs d’or ont profité de la hausse du métal précieux liée à un dollar sous pression et aux propos de Jerome Powell. A Londres, le groupe minier Fresnillo a pris 2,85% à 1.262,50 pence et son homologue Polymetal International 4,54% à 2.028,00 pence.