Les allocations chômages américaines de 400 dollars par semaine font grimper les marchés financiers

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 Les marchés européens commencent la semaine dans le vert

La hausse est contenue à Francfort , Londres (+0,31%) et Paris (+0,41%) mais plus soutenue à Milan (+0,69%) et surtout à Madrid (+1,49%). Wall Street a ouvert en ordre dispersé : à 18H40 (16H40 GMT) si l’indice vedette Dow Jones Industrial Average gagnait 0,95% et l’indice élargi S&P 500 0,05%, le Nasdaq,à forte coloration technologique, se repliait de 0,68%. "Les marchés européens ont connu une session assez calme aujourd’hui", soutenu par le décret publié samedi par Donald Trump, estime Michael Hewson, analyste de CMC Markets.
Le président américain a signé quatre documents qui prévoient un gel des charges salariales, une allocation chômage prolongée de 400 dollars par semaine, des protections pour les locataires menacés d’expulsion et un report du remboursement des emprunts étudiants. "L’effet est positif car les décrets ont pu débloquer quelques craintes" selon Alexandre Baradez, analyste chez IG France. Les négociations sur les nouvelles mesures s’éternisaient au Congrès alors que les premières mesures d’aide de l’État fédéral se sont arrêtées le 31 juillet.
Toutefois, "à moyen terme, il y a un risque de bataille juridique", pointe M. Baradez, car c’est au Congrès que la constitution américaine confie la plupart des décisions budgétaires du pays.

De plus, les gains ont été contenus en raison "de la décision des autorités chinoises de riposter aux sanctions des États-Unis, en appliquant leurspropres mesures contre onze sénateurs américains, dont Marco Rubio et Ted Cruz", estime M. Hewson. Le ciblage sur des "sénateurs républicains de haut rang et non des fonctionnaires de l’administration" limite "les risques d’escalade à court terme", poursuit M. Hewson. Les tensions persistantes "pourraient peser sur les valeurs technologiques américaines", moteurs du rebond des marchés mondiaux, juge de son côté M. Baradez.

 Espoirs de reprise économique

Par ailleurs, les effets de la pandémie de Covid-19, qui a fait au moins 731.518 morts dans le monde selon un bilan AFP, continuent d’être ressentis alors que de nombreux pays craignent une résurgence des contaminations.
Le port du masque est devenu obligatoire lundi matin dans certains quartiers très fréquentés de Paris, après des mesures similaires à Bruxelles et Madrid. Le marché de le dette s’est détendu encore un peu plus dans les principaux pays de la zone euro.

Au niveau des valeurs, le secteur pétrolier a profité de la hausse des cours du brut à la faveur d’un regain d’optimisme et de commentaires du groupe saoudien Aramco sur la reprise de la demande. BP a pris 2,84% à 295,40 pence et Royal Dutch Shell 1,31% à 1.131,40 pence, tandis qu’à Paris, TOTAL est monté de 1,36% à 33,24 euros.

Le secteur aéronautique a également bénéficié des espoirs d’une amélioration de l’activité économique. IAG, propriétaire de British Airways, a gagné 8,65% à 201,70 pence et Easyjet 5,11% à 604,40 pence, tandis qu’Airbus a pris 3,98% à 27,06 euros et Air France 5,88% à 4,07 euros.
A Francfort, l’action du géant des progiciels SAP a fait l’objet de prises de bénéfices affectant le secteur des valeurs technologiques et a perdu 1,66% à 134,94 euros. A Paris, le groupe de paiements électroniques Worldline en a également pâti (-1,78% à 71,56 euros).
A la bourse de Milan, le cours de la Juventus Turin a chuté de 7,13% à 0,86 euro, après l’élimination du club en huitièmes de finale de la Coupe d’Europe vendredi contre l’Olympique lyonnais, qui a gagné 0,93% à 2,16 euros.