Les 4 derniers jours avant la faillite officielle de la Grèce, jeudi 18 juin

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Le ministre grec des Finances a toutefois estimé, dans un entretien publié lundi par le quotidien allemand Bild, qu’un accord sur la dette de la Grèce était encore possible.

Les rencontres reprendront jeudi dans le cadre de l’Eurogroupe, le cénacle des ministres des Finances de la zone euro, en présence de la directrice générale du FMI, Christine Lagarde.

"On est à la limite du temps disponible pour sauver la situation", a confié une source européenne à l’AFP. La Grèce doit rembourser le 30 juin 1,6 milliard d’euros de prêts du FMI, et risque fort de ne pouvoir honorer cette échéance sans le versement de 7,2 milliards d’euros, suspendu depuis l’été dernier et lié à un accord avec les créanciers sur une série de réformes.

Or, ce week-end, "les Grecs sont venus les mains dans les poches", a estimé, amère, une source proche des négociations. "Ils ont un seul leitmotiv : avoir une négociation politique", a-t-elle ajouté, c’est-à-dire dans le cadre d’un sommet européen, dont le prochain est programmé fin juin.

A Athènes, on a imputé l’échec des négociations aux réclamations "irrationnelles" des créanciers, en particulier du FMI, accusé d’avoir une position "intransigeante et dure".

Le ministre grec des Finances estime toutefois qu’un accord reste possible. "Un accord peut être conclu en une nuit. Mais la chancelière (allemande Angela Merkel) doit être là", a déclaré M. Varoufakis à Bild.

Le gouvernement du Premier ministre Alexis Tsipras veut éviter un Grexit, une sortie de la Grèce de la zone euro, a assuré le ministre au quotidien allemand. "Je considère que le Grexit n’est pas une solution sensée, mais tout ne peut pas être exclu, de même que je ne peux pas exclure qu’une comète touche un jour la Terre", a-t-il dit.

Dimanche, jugeant que les proposions grecques ne "tenaient pas la route", le représentant du FMI, Poul Thomsen, n’a pas participé aux discussions, selon une source bien informée.

Le patron de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, avait pourtant redoublé d’efforts pour tenter d’arracher un accord, après avoir rencontré plusieurs fois dans la semaine Alexis Tsipras.

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