Le vaccin Moderna contre le COVID booste les marchés financiers (+0,94% pour le Cac40 à 9h52)

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La Bourse de Paris rebondit avec l’espoir d’un vaccin (+0,94%)

A 09H52 , l’indice CAC 40 gagnait 46,91 points à 5.054,37 points. Mardi, il avait fini en recul de 0,96%. Les premiers échanges sont soutenus par "les résultats intermédiaires favorables annoncés par Moderna dans le développement de son vaccin contre le coronavirus" estime Tangi Le Liboux, stratégiste du courtier Aurel BGC.
La biotech américaine Moderna a annoncé mardiqu’elle entrerait le 27 juillet dans la phase finale de ses essais cliniques pour un vaccin contre le Covid-19, afin de tester l’efficacité de ce dernier dans des conditions réelles. L’étude devrait durer jusqu’au 27 octobre 2022, mais des résultats préliminaires devraient être communiqués bien avant cette date.

D’autre part, les marchés profitent de l’élan de Wall Street mardi, qui a réagi favorablement aux informations de presse sur un compromis au Congrès pour voter de nouvelles mesures de soutien face à la crise liée à la pandémie de Covid-19.
"Cet accord est absolument capital car l’expiration de mesures prises en mars et en avril, qui permettent à de nombreux Américains de conserver leur emploi ou leur maison, approche", prévient M. Le Liboux.
A court terme, "le principal enjeu relève de la politique budgétaire de part etd’autre de l’Atlantique", estime-t-il, les 27 pays de l’Union européenne essayant à partir de vendredi de trouver un accord sur un plan de relance de 750 milliards d’euros proposé par la Commission.
Les nuages restent menaçants au-dessus des marchés. "L’étau se resserre entre d’uncôté, en support les relances des Etats, les banques centrales, et de l’autre, en résistance les tensions géopolitiques et l’épidémie", constate Christopher Dembik responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

Côté sanitaire, l’accélération de l’épidémie se poursuit aux Etats-Unis, pays le plus touché, et dans d’autres régions du monde, comme l’Asie. En Inde, l’Etat du Bihar (nord) va reconfiner à partir du 16 juillet ses 125 millions d’habitants.

"La crainte que certaines régions du monde ne fassent marche arrière sur la réouverture de leurséconomies est de plus en plus forte. Certains investisseurs s’inquiètent du fait que nous avons atteint le point culminant en matière de réouverture de l’économie mondiale", note David Madden, de CMC Markets UK.
Sur le plan géopolitique, Donald Trump a encore accentué mardi la pression sur la Chine, en annonçant la fin du régime économique préférentiel accordé par les Etats-Unis à Hong Kong et en signant une loi prévoyant des sanctions contre la "répression" dans le territoire chinois.
Du côté des indicateurs, la Banque du Japon (BoJ) a de nouveau dégradé mercredi sa prévision concernant le produit intérieur brut (PIB) du pays sur l’exercice 2020/21, face à l’impact de la crise du coronavirus. La BoJ s’attend désormais à une contraction du PIB comprise entre 4,5% et 5,7%, contre un repli anticipé entre 3% et 5% lors de sa précédente prévision en avril.

Les investisseurs surveilleront l’évolution de la production industrielle américaine.

Le Comité de suivi de l’accord des principaux pays exportateurs (JMMC) de pétrole, qui doit débattre de l’allègement à venir des coupes de leur production, se tient mercredi.

  • Côté valeur, Renault caracolait en tête du CAC 40, en hausse de 3,98% à 23,51 euros, le jour du dévoilement par son partenaire Nissan d’un nouveau modèle 100% électrique, le crossover Ariya, censé ouvrir un "nouveau chapitre" dans l’histoire du groupe.
  • Le secteur aéronautique avait le vent en poupe : Airbus progressait de 3,10% à 68,21 euros, Safran de 3,68% à 93,04 euros, Groupe ADP de 2,81% à 93,45 euros et Air France KLM de 1,61% à 4,16 euros.
  • Les valeurs technologiques rebondissaient un peu, à l’image de STMicroelectronics qui gagnait 1,33% à 25,11 euros après plus de 4% de perte mardi.