Le conflit commercial fragilise une nouvelle fois la Bourse de Paris (-1,92%)

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Le conflit commercial fragilise une nouvelle fois la Bourse de Paris (-1,92%)

L’indice CAC 40 a perdu 103,52 points, à 5.283,86 points, dans un volume d’échanges faible de 2,7 milliards d’euros. Vendredi, il avait fini ennette hausse de 1,34%.

La cote parisienne a ouvert en baisse et a progressivement accru ses pertes au fil de la séance, à l’instar des autres places européennes et de Wall Street.

"Donald Trump a remis la pression et tous les gros indices ont reculé aujourd’hui", a soulignéauprès de l’AFP Alexandre Baradez, un analyste de IG France.

Le département du Trésor américain prépare un plan pour limiter très fortement les investissements chinois dans les technologies pouvant menacer la sécurité économique et nationale des États-Unis, a révélé lundi l’agence Bloomberg.

Dans ce contexte difficile, l’Union européenne et la Chine, qui viennent d’annoncer de nouvelles taxes visant les produits américains importés, en représailles à des taxes douanières de l’administration américaine, ont appelé à défendre les "règles" du commerce international, dans une claire référence au "protectionnisme" croissant des États-Unis.

"Les prises de profits ont affecté en particulier le secteur technologique", a noté M. Baradez.

"Il y a la crainte que ces valeurs soient les prochaines victimes du conflit commercial, mais aussi que le ralentissement économique observé dans les différentes zones économiques mondiales conduise à revoir à la baisse les anticipations de résultats", a-t-il expliqué.

Le domaine automobile reste "un des plus affectés par les tensions commerciales", a-t-il ajouté, tandis que les banques souffrent pour leur part de la détente des taux d’emprunt dans un environnement marqué par l’aversion au risque.

"Les marchés semblent être en train de réviser leurs positions sur les actifs risqués", selon lui.

- Secteur automobile pénalisé -

Du côté des indicateurs, les quelques chiffres du jour, comme le recul du moral des entrepreneurs allemands en juin ou le rebond des ventes de logements neufs aux États-Unis en mai, n’ont pas eu d’impact majeur.

En matière de valeurs, le secteur automobile, aux premières loges de la guerre commerciale, a souffert. Renault a perdu 2,57% à 74,75 euros, Peugeot 1,56% à 20,13 euros, Michelin 1,29% à 106,95 euros et Valeo 1,44% à 49,97 euros.

Les titres technologiques ont aussi été nettement pénalisés. STMicroelectronics a perdu 4,64% à 19,23 euros et Soitec 1,81% à 76,05 euros.

Les valeurs pétrolières ont aussi clairement reculé, après un accord de compromis conclu par l’Opep pour augmenter la production. TechnipFMC a lâché 3,32% à 27,09 euros, Total 0,57% à 52,18 euros et Vallourec 2,32% à 5,14 euros.

Air France-KLM a reculé de 3,19% à 7,46 euros. Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, souhaite que le nouveau PDG du groupe soit désigné dès juillet et a souligné que le directeur financier de Veolia, Philippe Capron, évoqué pour le poste, n’était qu’"un candidat parmi d’autres".

Eutelsat a perdu 6,21% à16,53 euros dans la foulée de l’intérêt manifesté par le groupe pour son concurrent britannique Immarsat.

Worldline a été pénalisé par un abaissement de sa recommandation par Kepler Cheuvreux.

Solocal (ex-Pages Jaunes) a gagné 1,79% à 1,08 euro.Le groupe, qui prévoit de supprimer 1.000 postes sur 4.500 d’ici à 2019, a signé des accords avec les organisations syndicales "majoritaires" pour "encadrer" cette réorganisation.

Erytech Pharma a plongé de 30,44% à 10,90 euros, après avoir annoncé le retrait de sa demande de commercialisation de son traitement de la leucémie aiguë lymphoblastique (LAL).

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