Le CAC40 termine cette semaine sur une hausse totale de +4.10%

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La Bourse de Paris finit atone et inquiète au sujet de Hong Kong

Evolution du CAC 40 depuis le 15 mai (cours du CFD FRANCE40) (c) TradingView

L’indice CAC 40 a cédé 0,89 point pour clôturer à 4.444,56 points, dans un faible volume d’échanges de 2,9 milliards d’euros. La veille, il avait fini en baisse de 1,15%. Depuis le 1er janvier, le marché parisien a perdu 25,65%. Il affiche cependant une hausse de 4,10% sur la semaine.

Après avoir débuté en net recul, la cote a effacé ses pertes, passant majoritairement la deuxième partie de la séance dans le vert avant de s’immobiliser à l’équilibre. "Le risque s’est déplacé du Covid-19 à la détérioration des relations sino-américaines avec une loi très controversée sur la sécurité annoncée par Pékin", explique Stephen Innes, stratégiste chez AxiCorp. "Avec les jours fériés en Europe et la fermeture des marchés américain et britannique lundi, les volumes sont allégés", et les investisseurs n’ont "pas la volonté d’ajouter du risque avant mardi", ajoute-t-il. La Chine a décidé d’imposer à Hong Kong une loi sur la "sécurité nationale" visant à interdire "la trahison, la sécession, la sédition la subversion".

Les Etats-Unis ont condamné cette initiative, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo exhortant Pékin "à reconsidérer sa proposition désastreuse, tenir ses engagements internationaux et respecter le degré élevé d’autonomie de Hong Kong, ses institutions démocratiques et ses libertés civiques".
Alors que la Chine présente ce projet de loi comme indispensable à la stabilité de ce centre financier international, la bourse de Hong Kong a clôturé vendredi en baisse de plus de 5%. Cette proposition de loi vise, selon des militants pro-démocratie, à écraser tout mouvement dissident à Hong Kong, secouée l’an dernier par sept mois de manifestations de grande ampleur en faveur de la démocratie.
Elle "a fait de l’ombre à l’Assemblée nationale populaire de Chine, qui devait être consacrée aux objectifs de croissance et aux mesures de relance", note M. Innes. En effet, pour la première fois dans son histoire récente, Pékin a renoncé à fixer un objectif de croissance pour l’année en cours, faute de pouvoir chiffrer l’impact de la pandémie.

Au lieu de cela,la Chine a fait l’éloge de sa stratégie dans la gestion du Covid-19 lors de la session plénière de l’Assemblée nationale populaire (ANP), grand-messe annuelle du pouvoir communiste. Ces appréhensions s’ajoutent à celle toujours prégnantes d’une nouvelle flambée des contaminationsau fur et à mesure que les économies se déconfinent. Le nouveau coronavirus, qui a touché plus de 5 millions de personnes et fait plus de 332.800 morts, continue de galoper au Brésil et en Russie. "Le brouillard n’est pas levé sur l’évolution de l’épidémie, de l’économie et de la politique ou géopolitique", résume pour sa part Hubert Tassin chez Gaspal Gestion.

  • Les matières premières sont restées à la traîne, à l’instar d’Eramet (-3,31% à 28 euros) ou ArcelorMittal (-1,56% à 8,22 euros).
  • Renault a accentué ses pertes (-2,86% à 17,20 euros), le ministre de l’Economie Bruno Le Maire ayant affirmé que le groupe jouait "sa survie" et devait s’engager notamment sur le maintien en France de certaines activités, comme à Flins.
  • Son concurrent Peugeot a gagné en revanche 1,19% à 11,53 euros.
  • En tête du CAC 40, Carrefour a grimpé de 3,08% à 13,21 euros, suivi de Legrand (+3,04% à 59,04 euros).
  • AXA a lâché 0,76% à 15,33 euros. L’assureur va devoir indemniser un restaurateur parisien qui l’avait assigné en justice après son refus d’indemniser les pertes d’exploitation d’un de ses établissements, fermé dans le cadre de la crise sanitaire.