Le CAC40 attend le Père Noël (-0,01%), même si les cadeaux ont déjà été distribués...

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La Bourse de Paris campe sur ses positions (-0,01%) en attendant Noël

A 09H35 , l’indice CAC 40 lâchait 0,57 point à 5.967,69 points. La veille, il avait fini en repli de 0,39%. "L’Ifo en Allemagne, principal rendez-vous de la séance en Europe, ainsi que le vote relatif à la mise en accusation de Donald Trump à la Chambre des représentants outre-Atlantique, ne devraient pas animer beaucoup les marchés, qui vont entrer tranquillement dans la période de Noël", a observé dans une note Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC. "Le manque d’informations au sujet de la signature de la phase 1 commerciale entre Washington et Pékin ou encore concernant le Brexit alimentent le calme" sur le marché, ont relevé pour leur part les experts de Mirabaud Securities Genève. "Il sera néanmoins intéressant de suivre la séance parlementaire de vendredi au Royaume-Uni, avec la possible inscription dans la loi de l’impossibilité de requérir une extension de la période de transition dans le cadre du Brexit", a poursuivi M. Le Liboux.

Sitôt reconduità la tête du gouvernement avec une écrasante majorité au Parlement, le Premier ministre britannique Boris Johnson a mis la pression sur Bruxelles mardi, pour conclure au plus vite un accord commercial post-Brexit, avant la fin 2020. Par ailleurs, ce mercredi aux Etats-Unis, la Chambredes représentants, contrôlée par les démocrates, se réunira dans la journée pour un débat qui mènera au vote des deux articles de mise en accusation ("impeachment") visant Donald Trump : abus de pouvoir et entrave à la bonne marche du Congrès.

Du côté des indicateurs, la croissance française devrait ralentir à 0,2% au premier trimestre 2020 puis retrouver son rythme de croisière de 0,3% au deuxième, selon l’Insee.

Les chiffres de l’inflation pour le mois de novembre sont aussi à l’agenda au Royaume-Uni et en zone euro tandis qu’en Allemagne sont attendus l’indice Ifo du climat des affaires et les prix à la production pour ce même mois.

  • Sur le terrain des valeurs, Peugeotétait soutenu (+1,94% à 22,54 euros) par l’annonce d’un accord de fusion entre égaux avec l’italo-américain Fiat Chrysler "pour former le quatrième constructeur automobile mondial".
  • Casino perdait en revanche 2,50% à 42,15 euros. L’Autorité des Marchés Financiers a adressé deux lettres d’observations à Casino et au fonds activiste américain Muddy Waters, mais n’a pas formulé de griefs.
  • Ipsen reculait de 2,32% à 78,05 euros dans le sillage de l’annonce du départ fin décembre de l’Américain David Meek, qui était directeur général du groupe depuis juillet 2016, pour devenir PDG du groupe américain FerGene.
  • Crédit Agricole, dont la filiale cotée Crédit Agricole SA (CASA) a annoncé mardi une dépréciation d’environ 600 millions d’euros de la valeur de LCL, se repliait de 0,76% à 13,03 euros.
  • Après l’annonce par le constructeuraméricain Boeing de la suspension de sa production de 737 MAX, le motoriste Safran a décidé de réduire "fortement" ses cadences de production et cédait 0,25% à 139,05 euros.
  • Kering prenait 0,26% à 575,30 euros alors que le groupe de luxe a annoncé mardi l’arrivée d’un nouveau PDG, Mehdi Benabadji, à la tête de sa marque italienne Brioni, spécialisée dans les costumes sur mesure, qui s’apprête à fêter ses 75 ans.
  • Plastivaloire s’effritait de 0,58% à 7,20 euros, pénalisé par un bénéfice net en baisse de 38% à 24,6 millions d’euros au cours de son exercice 2018-2019 clos le 30 septembre, affecté notamment par la "morosité du marché automobile".