Le CAC 40 surfe sur la vague des 4.600 points (+1,46%), l’eau est bonne, et les requins peu affamés

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La Bourse de Paris casse le seuil des 4.600 points (+1,46%)

L’indice CAC 40 a gagné 66,33 points à 4.606,24 points, dans un volume d’échanges de 4,1 milliards d’euros. La veille, il avait fini en net rebond. La cote parisienne est restée dans le vert pendant toute la séance. "Entre la macroéconomie qui se dégrade moins, les perspectives de non rechute sanitaire, de reprise d’activité un peu partout, et des banques centrales qui ont prévenu qu’elles seraient encore là pour stimuler l’économie", tout cela fait remonter le marché, résume Alexandre Neuvy, responsable de la gestion privée chez Amplegest. "Il n’y a pas de dégradation dans les derniers indicateurs macroéconomiques", les chiffres américains publiés aucours de la séance étant "moins pires que le mois passé", tout comme le baromètre Ifo du moral des entrepreneurs allemands la veille, explique-t-il à l’AFP.

Aux Etats-Unis, la confiance des consommateurs s’est légèrement améliorée en mai par rapport à avril, après deux mois de chute. Quant aux ventes de maisons neuves, elles sont reparties en très légère hausse de 0,6% en avril par rapport à mars. Côté sanitaire, "la plupart des pays qui ont commencé à déconfiner n’observent pas de rechute" pour l’instant, ce qui donne confiance aux marchés, complète M. Neuvy. Pour l’expert, le rebond en cours, marqué par un redressement des valeurs massacrées et des valeurs de croissance un peu souffrantes, est "sans doute en grande partie technique".

Les investisseurs ne se sont pas inquiétés de la mise en garde de la Banque centrale européenne. Selon l’institut, les craintes d’éclatement de la zone euro risquent de ressurgir avec l’explosion de l’endettement public dans la plupart des pays pour faire face à l’impact du coronavirus. L’empilement des plans de soutien à coup de centaines de milliards d’euros pris par les gouvernements pour contrer les dégâts de la pandémie de Covid-19 sur l’économie, va peser sur les dettes des Etats.

Par ailleurs, l’Union européenne et le Japon vont défendre une stratégie de relance économique ambitieuse pour sortir de la crise provoquée par la pandémie lors du prochain sommet du G7 en juin aux Etats-Unis. Sur le plan des valeurs, celles qui avaient été durement sanctionnées ces deux derniers mois, ont rebondi tandis que les défensives ont fléchi un peu.

  • Le secteur automobile aété en liesse après l’annonce d’un plan de soutien dépassant 8 milliards d’euros : Renault a avancé de 6,62% à 19,15 euros et Peugeot de 4,78% à 12,83 euros.
  • Les foncières ont profité à plein du retour de l’optimisme et du retour à la normale attendu en matière commerciale.
  • Unibail-Rodamco-Westfield (URW) a grimpé de 11,27% à 49,55 euros, tout comme Klépierre de 12,61% à 16,79 euros et Mercialys de 10,69% à 6,99 euros.
  • AXA a avancé de 4,95% à 17,60 tandis que l’assureur prévoit d’investir 500 millions supplémentaires auprès des PME et ETI.
  • Air France-KLM (+10,64% à 4,17 euros) et Airbus (+7,11% à 62,81 euros) ont comme célébré les 123 milliards de dollars d’aides, selon l’Iata, apportées par les Etats pour permettre la survie des compagnies aériennes terrassées par la crise du coronavirus.
  • Vallourec a décollé de 16,3% à 34,05 euros, aidé par la bonne orientation du pétrole et par des facteurs techniques très favorables après l’annonce d’une opération de regroupement d’actions.