Le CAC 40 finira-t-il l’année 2018 en bear market (Au-delà de -20% de baisse) ?

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 La Bourse de Paris tente de se ressaisir (-0,34%)

À 09H22 , l’indice [a[CAC 40]a] perdait 15,89 points à4.676,57 points, son plus bas niveau en séance depuis deux ans. La veille, il avait fini en nette baisse de 1,78%. Les investisseurs tentaient de retrouver leurs esprits, malgré le contexte tendu qui a plongé les places mondiales dans le rouge au cours des dernières séances. A l’issue de sa réunion de politique monétaire, la Banque centrale américaine a décidé mercredi d’augmenter ses taux directeurs d’un quart de point. L’institution a également revu à la baisse ses anticipations de croissance et d’[a[inflation]a] pour 2018 et 2019 et ses perspectives de hausses de taux pour l’an prochain (de trois à deux), une position jugée plus offensive que prévue.

« La Banque centrale américaine a reconnu que l’inflation et la croissance devraient être plus faibles l’an prochain mais a quand même prévu un resserrement monétaire », ce qui inquièteles investisseurs, a souligné David Madden, un analyste de CMC Markets. « La spéculation au sujet d’une récession de l’économie américaine l’an prochain se renforce, ce qui pèse sur le sentiment des investisseurs », a-t-il ajouté.

 Shutdown aux USA

A ces craintes se sont ajoutées celles concernant une possible paralysie de certaines administrations américaines ("shutdown") dès vendredi minuit. Le président Donald Trump a refusé de signer un compromis budgétaire sur le financement du gouvernement, faute d’avoir obtenu des fonds pour un mur à la frontière avec le Mexique. "Un shutdown sur la période des fêtes de Noël pourrait perturber et affaiblir un peu plus l’économie américaine", ont estimé les analystes du courtier Aurel BGC.

 Du côté des indicateurs, l’agenda était particulièrement riche.

Le moral plutôt élevé des consommateurs allemands devrait se stabiliser en janvier, selon l’étude mensuelle de l’institut GfK. En France, l’Insee a revu à la baisse la croissance au troisième trimestre à 0,3%, la consommation des ménages s’est repliée en novembre et le climat des affaires a "nettement fléchi" en décembre, tombant à son plus bas niveau en deux ans.

Outre-Atlantique, l’estimation finale de la croissance du PIB pour le troisième trimestre, les commandes de biens durables pour novembre ainsi que les dépenses et revenus des ménages du même mois étaient attendus.