Le CAC 40 clôture en baisse de -0.64% à 5015,97 points

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 Le discours de Jerome Powell

Au crépuscule d’un mois d’août très calme sur les marchés financiers faute de nouvelles majeures, les investisseurs attendent fébrilement le discours à venir de Jerome Powell jeudi au traditionnel symposium de Jackson Hole,une réunion de banquiers centraux qui se tiendra en ligne cette année.
Le patron de l’institution "devrait réitérer le message de ses précédentes conférences de presse, à savoir que le retour à une meilleure fortune économique dépend largement de la progression du virus, et quela Fed reste prête à faire tout ce qui sera nécessaire pour soutenir l’économie", anticipe Michael Hewson, analyste marchés en chef pour CMC Markets UK.
Or avec des taux déjà au plancher et l’explosion de son bilan financier sous l’effet de sa politique de rachat de dette, "son message pourrait décevoir les anticipations du marché qui table sur une Fed très accommodante", souligne Ipek Ozkardeskaya, analyste senior pour Swissquote Bank.

 Inflation

selon elle, "les dernières minutes de la Fed suggèrent une approche attentiste pour l’institution avant l’introduction de nouvelles mesures qui pourraient brusquement faire monter les anticipations d’inflation".
De ce fait, "Powell devrait commencer par faire passer l’objectif d’inflation de 2% à +une moyenne de 2%+, ce qui lui offrirait davantage de flexibilité pour les périodes de hausse plus élevée des prix", poursuit-elle.

L’action des banques centrales, surtout celle des Etats-Unis, est devenue encore plus cruciale aux yeux des investisseurs ces dernières années avec l’introduction de mesures non conventionnelles massives, telles que le "quantitative easing", pour lutter contre le ralentissement économique.
En attendant la Fed, la Bourse de Tokyo a de son côté clôturé en baisse jeudi (-0,35%).
Sur le plan des indicateurs jeudi, le climat des affaires en France a poursuivi en août son amélioration, entamée depuis le déconfinement, même s’il reste à un niveau inférieur à ce qu’il était avant la crise, a indiqué jeudi l’Insee.

Aux Etats-Unis, les demandes hebdomadaires d’allocations chômage et la deuxième estimation de la croissance américaine au deuxième trimestre sont attendues.