Le CAC 40 chute de nouveau (-1,09%), affectée par Wall Street et des prises de profits

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La Bourse de Paris plie (-1,09%), affectée par Wall Street et des prises de profits

L’indice CAC 40 a reculé de 57,93 points à 5.262,56 points, dans un volume d’échanges élevé de4,7 milliards d’euros. La veille, il avait fini en recul de 0,44%.

Après une ouverture dans le rouge, la cote parisienne a creusé ses pertes au cours de la séance sans parvenir à enrayer sa chute.

"Cela ressemble à une réplique de ce que nous avons eu début février maisje ne suis pas du tout convaincu qu’il s’agisse du début d’une nouvelle phase d’aversion au risque durable", a estimé auprès de l’AFP Alexandre Baradez, analyste chez IG France.

"Nous avons un marché qui s’est bien redressé sur la seconde moitié de février et comme nous entamons unnouveau mois, il peut aussi y avoir quelques arbitrages par rapport à la performance précédente", a-t-il complété.

Par ailleurs, à ces facteurs s’ajoutent, selon lui, des indices PMI manufacturiers ressortis un peu en dessous des attentes dans la matinée en Europe.

Cela "sert un peu de prétexte à des prises de bénéfices", a complété M. Baradez.

Les marchés européens continuaient en outre d’évoluer au gré des mouvements de Wall Street qui, après une ouverture en ordre dispersé, a franchement basculé dans le rouge alors que le nouveau présidentde la Fed, Jerome Powell, s’exprimait à nouveau devant le Sénat ce jeudi.

Sa précédente allocution mardi devant la chambre des Représentants avait ravivé les craintes d’un resserrement monétaire plus rapide que prévu aux Etats-Unis.

"Il y a une influence de Wall Street qui est colossale", a analysé M. Baradez.

Le président de la banque centrale américaine est pourtant "descendu un peu d’un cran dans sa rhétorique (ce jeudi) en indiquant qu’il n’y a pas réellement de preuve évidente sur les hausses de salaires et qu’il n’y a pas non plus de signe de surchauffe de l’économie actuellement", a précisé le spécialiste.

Mais le fait que l’euro baisse en même temps que les Bourses européennes, sans les soutenir donc, peut aussi être la traduction, a poursuivi M. Baradez, d’un marché se couvrant un petit peu avant le week-end électoral qui se profile tant en Allemagne qu’en Italie, même si les investisseurs n’en attendent pas de grosses surprises.

Du côté des indicateurs, l’agenda a été essentiellement américain avec une inflation sur un an qui est restée stable en janvier aux Etats-Unis mais a accéléré sur le mois, selon l’indice PCE.

Les revenus des ménages américains ont augmenté plus rapidement que leurs dépenses en janvier tandis que les inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis sont tombées à leur plus bas niveau depuis 1969, à la surprise des analystes.

Enfin, les dépenses de construction y sont restées stables en janvier alors que les analystes s’attendaient à une hausse mais le rythme de progression de l’activité dans le secteur manufacturier a accéléré en février, selon l’indice ISM. 

- Europcar et Carrefour dans la tourmente -

En matière de valeurs, Carrefour a été fortement pénalisé (-6,02% à 17,81 euros) par une perte nette de plus de 500 millions d’euros en 2017.

Europcar a plongé de 8,05% à 10,51 euros, lesté par un bénéfice net réduit de moitié en 2017, à61 millions d’euros.

Peugeot a profité à l’inverse (+4,49% à 19,45 euros) d’un bénéfice net "record" à 1,9 milliard d’euros pour 2017, en hausse de 11,5%, malgré le rachat d’Opel l’été dernier qui a pesé sur la rentabilité.

Teleperformance a gagné 3,67% à 121,40 euros, dynamisé par un bond de son bénéfice net de 46% en 2017.

Essilor a grimpé de 4,87% à 113,10 euros, bénéficiant à plein du feu vert de la commission européenne et des autorités américaines de la concurrence pour son projet de fusion avec le géant italien des montures de lunettes Luxottica.

Direct Energie a reculé en revanche de 6,54% à 34,56 euros. Le producteur et fournisseur alternatif d’électricité et de gaz a vu son chiffre d’affaires progresser l’an dernier, mais a raté son objectif en raison d’une météo clémente.

Bonduelle s’est enfoncé de 8,34% à 32,95 euros, pénalisé par l’abaissement de son objectif annuel de rentabilité même si le groupe agroalimentaire a vu son bénéfice net augmenter de 3,3% au premier semestre de son exercice décalé 2017/2018.

Seb n’a pas tiré parti (-3,81% à 161,50 euros) d’un bénéfice net part du groupe de 375 millions d’euros pour 2017, en forte hausse de 45% sur un an, soutenu par deux évènements fiscaux exceptionnels.