La Bourse de Paris termine en baisse (-2,18%), minée par le pétrole et des indicateurs

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L’indice CAC 40 a perdu 94,94 points à 4.250,28 points, dans un volume d’échanges moyen de 3,6 milliards d’euros. La veille, il avait fini en hausse de 0,53%.

Le marché parisien a ouvert en nette baisse puis s’est rapidement enfoncé sous la barre des 2%. Il n’a pas réussi à se reprendre, évoluant dans le rouge tout au long de la séance.

"Les mauvais chiffres en Allemagne ont été le déclencheur aujourd’hui" de la tendance baissière sur le marché parisien, souligne Andrea Tuéni, analyste chez Saxo Banque.

Les commandes industrielles allemandes ont fondu de 1,2% en février du fait d’une baisse de la demande en provenance de l’étranger, selon un chiffre provisoire publié mardi.

"En parallèle, poursuit l’analyste, les cours du pétrole continuent de chuter, ce qui est un catalyseur négatif pour les indices".

Les prix du pétrole s’affichaient en effet toujours en baisse mardi en cours d’échanges européens et américains, dans un marché de plus en plussceptique quant aux chances de voir les grands producteurs de brut parvenir à un accord pour limiter l’offre mondiale.

Parmi les autres indicateurs, l’activité privée dans la zone euro n’a rebondi que très légèrement en mars, plombée par des performances décevantes en France et enItalie, selon la deuxième estimation mensuelle de l’indice "PMI" composite, publiée mardi par le cabinet Markit.

Aux Etats-Unis, le déficit commercial s’est creusé en février pour le troisième mois de suite tandis que l’activité dans les services a augmenté plus que prévu en mars, selon l’indice ISM.

Sur le front des valeurs, Peugeot a enregistré la plus forte baisse du CAC 40, perdant 6,51% à 13,72 euros, les investisseurs accueillant froidement le nouveau plan stratégique du constructeur qui vise une croissance de son chiffre d’affaires de 10% d’ici 2018.

ArcelorMittal a reculé de 5,93% à 3,98 euros, tiré mécaniquement vers le bas par la finalisation de son augmentation de capital de 3 milliards de dollars.

De façon générale, les valeurs cycliques, les plus sensibles à la conjoncture, ont reflué nettement, à l’instar de Renault ou Schneider Electric (-3,41% à 52,36 euros).

Le secteur des télécoms est resté mal orienté, mais dans des proportions plus mesurées que la veille après l’annonce de l’échec des négociations en vue du rapprochement entre les opérateurs Orange (-2,35%à 14,11 euros) et Bouygues (-3,93% à 29,22 euros). Iliad a perdu 2,11% à 186,00 euros et SFR 1,20% à 29,54 euros.

Gemalto a décroché de 5,25% à 60,13 euros, pénalisé par l’annonce du départ surprise de son dirigeant historique Olivier Piou.

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