La Bourse de Paris termine dans le rouge, prudente par rapport au Brexit et à l’Italie (-0,65%)

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La Bourse de Paris termine dans le rouge, prudente par rapport au Brexit et à l’Italie (-0,65%)

L’indice CAC 40 a perdu 33 points à 5.068,85 points dans un volume d’échanges moyen de 3,6 milliards d’euros. Laveille, il avait fini sur un rebond de 0,85%.

Après avoir ouvert en baisse, la cote parisienne a changé plusieurs fois de direction mais elle a passé l’essentiel de la journée dans le rouge.

"Le marché s’est d’abord redressé en s’appuyant sur les nouvelles positives au sujet du Brexit", a commenté auprès de l’AFP Alexandre Baradez, analyste à IG France.

Après d’âpres discussions, les négociateurs européens et britanniques sont parvenus mardi à un projet d’accord de divorce, qui doit encore être entériné au niveau politique à Londres et Bruxelles.

Le gouvernement britannique s’est réuni mercredi après-midi autour de la Première ministre Theresa May pour se prononcer sur le projet d’accord. A la clôture des marchés, la réunion était toujours en cours.

"Il s’agit maintenant de politique intérieure, ce qui correspond à une partie aussi sensible que celle concernant les négociations avec l’Union européenne", a souligné M. Baradez, rappelant qu’il subsiste d’importantes divisions au sein même du camp conservateur de la Première ministre.

En outre, "l’incertitude autour de l’Italie reste toujoursprésente", a rappelé l’analyste.

Le gouvernement populiste italien, sommé par la Commission européenne de revoir son budget pour 2019 avant mardi, l’a maintenu inchangé, prenant le risque de sanctions financières, dont la mise en oeuvre reste néanmoins assez hypothétique.

"Le marché reste encore très prudent, pour que les indices rebondissent durablement, il faudrait qu’il y ait un sentiment très clair à la fois sur l’Italie et le Brexit", a estimé M. Baradez.

En outre, les investisseurs ont dû composer ce mercredi avec une série d’indicateurs plutôt décevants.

La croissance économique en zone euro a fortement ralenti au troisième trimestre, le PIB ayant progressé de 0,2% par rapport au trimestre précédent.

- Bond d’Iliad -

En France, comme au Royaume-Uni, l’inflation est restée stable en octobre, respectivement à 2,2% et à 2,4%.

Du côté de la Chine, les ventes de détail ont progressé de seulement 8,6% en octobre, contre 9,2% attendu par les analystes.

En revanche, la hausse des prix à la consommation aux Etats-Unis s’est accélérée sur unmois en octobre, signant leur plus forte progression depuis neuf mois.

Sur le terrain des valeurs, Iliad s’est élevé de 9,64% à 109,35 euros, dopé par l’annonce d’un chiffre d’affaires en hausse de 1,7% au troisième trimestre, à 1,24 milliard d’euros, porté en particulier par son succès commercial en Italie, où le groupe s’est lancé fin juin.

Alstom a progressé de 2,96% à 38,97 euros, soutenu par un bénéfice net plus que triplé pour le premier semestre de son exercice décalé 2018/19, à 563 millions d’euros.

Scor, en revanche, a reculé de 1,58% à42,90 euros après que le PDG de l’assureur Covéa Thierry Derez a démissionné du conseil d’administration du réassureur, dont Covéa est le premier actionnaire et sur lequel il avait déposé cet été une offre de rachat amical.

Pernod Ricard a été pénalisé par un abaissement de sa recommandation à "neutre" contre "acheter" précédemment par Oddo BHF.

Altarea a cédé 0,92% à 193,00 euros alors que le groupe immobilier, actif comme foncière et promoteur, a annoncé être entré en "négociations exclusives" pour acquérir le promoteurimmobilier Sévérini, actif surtout en Nouvelle-Aquitaine.

Jacquet Metal Service s’est enfoncé de 5,03% à 16,62 euros, sans profiter d’un bond de sa rentabilité de 25,5% au troisième trimestre.

SEB a perdu 0,73% à 121,90 euros. Le groupe de petit électroménager a annoncél’acquisition de 750g International, un éditeur de sites et services culinaires, afin d’enrichir ses propres sites et applications numériques.

vac/ef/LyS