La Bourse de Paris tente de se stabiliser (+0,04%) en surveillant l’euro

Crédit : stock.adobe.com

Publié le  à 0 h 0

2La Bourse de Paris tente de se stabiliser (+0,04%) en surveillant l’euro2

A 09H35 , l’indice CAC 40 gagnait 1,83 point à 4.444,72 points. La veille, il avait fini en baisse de 0,45% pour la troisième séance d’affilée.

A l’inverse, Wall Street a fini en hausse, bénéficiant de l’affaiblissement du dollar et de la reprise des matières premières.

"Les prix du baril de pétrole et la parité euro dollar resteront des +drivers+ très importants à court terme, pour les marchés européens", ont noté les analystes de Aurel BGC.

Peu après l’ouverture des marchés européens, l’euro redescendait un peu 1,1285 dollar contre 1,1317 dollar jeudi vers 21H00 GMT. Aidés par la faiblesse du dollar, les cours du pétrole poursuivaient de leur côté leur hausse vendredi matin en Asie.

"La volatilité monte sur le marché des changes" particulièrement autour du dollar et cela "crée des performances divergentes pas seulement entre secteurs mais également entre pays", a souligné Jasper Lawler, un analyste de CMC Markets.

Face à l’affaiblissement du dollar, la banque centrale chinoise(PBOC) a également relevé vendredi le niveau de référence du yuan à son plus haut niveau depuis trois mois, alors que le billet vert pâtit de la prudence de la Réserve fédérale américaine.

Les marchés européens sont "toujours dans la phase de digestion des diverses annonces deplusieurs banques centrales ces 10 derniers jours", avec une tendance "marquée par la hausse de l’euro par rapport au dollar", a également noté John Plassard de Mirabaud Securities.

La fébrilité devrait en outre être exacerbée vendredi du fait de l’expiration simultanée de plusieurs types de contrats et options, pour une séance dite des "quatre sorcières", qui entraîne généralement d’importants volumes de transactions et une certaine instabilité.

"Aujourd’hui, nous suivrons en particulier l’indice de confiance de l’Université du Michigan qui pourrait alimenter la volatilité des indices. Nous ferons très attention aussi à la grosse échéance du jour (les quatre sorcières) qui apporte habituellement une forte volatilité aux indices", a également relevé M. Plassard.

A l’exception de la confiance des consommateurs en mars aux États-Unis publiée par l’Université du Michigan, l’agenda des indicateurs est dégarni en chiffre de premier plan.

Sur le terrain des valeurs, EDF grappillait 0,07% à 9,77 euros dans la foulée des déclarations du ministre des Finances, Michel Sapin, qui a assuré qu’une éventuelle recapitalisation de l’électricien, dont l’Etat est actionnaire à 84%, se ferait non pas par de l’endettement mais par la cession d’autres participations de l’Etat dans d’autres entreprises.

Lagardère souffrait (-0,64% à euros) du vote d’une grève à durée indéterminée par les salariés de la branche presse de Lagardère Active (le JDD, Paris Match, Télé 7 Jours...), sous le coup d’un plan de départs volontaires, qui risque de menacer la parution du JDD et de Elle.

JCDecaux était pénalisé (2,06% à 37,99 euros) de n’avoir pas pu remporter le contrat publicitaire du métro deLondres qui sera conservé par Experion.

Air France reculait de 0,68% à 23,36 euros après avoir présenté au comité central d’entreprise (CCE) de sa filiale Servair, spécialisée dans la restauration aérienne, un projet de cession d’une partie de son capital, selon des informationsde presse.

SpineGuard montait de 1,01% à 4,98 euros, soutenu par un accord national de distribution avec OrthoPediatrics pour la commercialisation exclusive de sa gamme PediGuard auprès des établissements pédiatriques américains.

Stef profitait (+0,31% à 65 euros) d’un bénéfice net part du groupe en hausse de 15,5% pour 2015, à 75,2 millions d’euros.

Alstom montait de 1,14% à 23,08 euros alors que son groupement avec Colas Rail, filiale de construction ferroviaire de Colas (groupe Bouygues), a décroché le contrat d’extension de la ligne 1 du métro duCaire, d’un montant total de 24,7 millions d’euros dont 12,7 millions pour Colas (-0,37% à 136 euros).

Kering bénéficiait (+2,19% à 163,10 euros) du relèvement de sa recommandation à "surpondérer" contre "souspondérer" par Morgan Stanley.

Eiffage (+0,71% à 67,12 euros) dont Berenberg a démarré le suivi du titre avec la recommandation "neutre" était également recherché.

abx/pan/mcj

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?
Votre message

Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.