La Bourse de Paris temporise (-0,55%) après le lancement du programme de la BCE

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L’indice CAC 40 a perdu 27,15 points à 4.937,20 points, dans un volume d’échanges moyen de 3,7 milliards d’euros. Vendredi, il avait terminé stable .

Rompant avec trois séances consécutives de hausse, la cote parisienne a choisi le rouge dès l’ouverture et n’a pas varié ensuite, s’éloignant ainsi quelque peu du seuil symbolique des 5.000 points. Le rebond de Wall Street à l’ouverture n’apas changé la donne.

La BCE a donné lundi le coup d’envoi de son vaste programme de rachat de titres de dette publique, destiné à redynamiser la machine grippée de l’économie en zone euro.

Le lancement de ce plan de soutien à l’Union monétaire - d’un montant de 60 milliards d’euros par mois jusqu’à septembre 2016 au moins, soit a minima 1.140 milliards d’euros - a toutefois eu peu d’impact sur la place parisienne, qui en connaissait déjà largement les modalités.

"C’était déjà prévu, il n’y a rien de nouveau en soi. On a eu des détails avec la réunion de la semaine dernière. On avait déjà pas mal d’éléments avant même cette réunion donc il n’y a pas d’impact particulier aujourd’hui sur le marché", commente Andrea Tuéni, un analyste de Saxo Banque.

A l’heure où la BCE lance son programme de soutien, les bons chiffres d’emploi aux Etats-Unis vendredi ont à l’inverse relancé les questionnements sur le changement prochain dans la politique monétaire de la banque centrale américaine (Fed).

"On continue un petit peu à évoluer sur la vague de ce qu’on a eu la semaine dernière avec le rapport sur l’emploiaméricain", note Andrea Tuéni, qui évoque les "spéculations" sur un possible relèvement des taux de la Fed.

"On est plus sur une stabilisation, une temporisation. (Le marché) attend de nouveaux catalyseurs avant de choisir une direction", poursuit l’analyste.

Les investisseurs sont restés également attentifs à la Grèce, que la zone euro a exhortée lundi à passer à la vitesse supérieure dans la mise en place de réformes, condition sine qua non à la poursuite du versement de l’aide internationale.

Le pays devait de nouveau être au centre des discussions lors de la réunion des ministres des Finances de l’Union monétaire à Bruxelles.

Du côté des valeurs, Air France-KLM a gagné 1,95% à 7,17 euros après s’être vu infliger par l’Autorité des marchés financiers (AMF) une sanction d’un million d’euros et de 40.000 euros à son ancien patron, dans un dossier relatif à la communication financière du groupe pendant l’exercice 2010-2011. Par ailleurs, le trafic passagers du groupe est resté stable en février avec une baisse marquée dans la zone Afrique/Moyen-Orient compensée par un rebond en Amérique du Nord.

Lafarge a fait les frais (-1,32% à 64,41 euros) d’informations de presse évoquant le souhait émis par le premier actionnaire d’Holcim de meilleures conditions pour les actionnaires du cimentier suisse.

EDF (-2,82% à 22,27 euros) et Areva (-1,50% à 9,15 euros) ont réagi aux déclarations de Ségolène Royal n’excluant pas l’hypothèse d’une fusion entre les deux groupes.

SES (-0,27% à 31,49 euros) n’a pas profité d’un accord avec Arianespace pour la mise en orbite d’un satellite tout électrique et avec Airbus (-0,91% à 58,88 euros) pour la fabrication d’un autre.

jra/abx/cb/pb

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