La Bourse de Paris temporise (+0,10%) avant le 1er mai

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La Bourse de Paris temporise (+0,10%) avant le 1er mai

L’indice CAC 40 a grappillé 5,43 points à 5.586,41 points, dans un volume d’échanges étoffé de 4 milliards d’euros. La veille, il avait fini en hausse de 0,21%.

La cote parisienne a débuté en petit repli et s’y est maintenue la majeure partie de la séance, ne repassant dans le vert que peu avant la clôture.

Le marché "marque une légère pause", peinant à "franchir les points hauts atteints récemment", a résumé auprès de l’AFP Andrea Tuéni, analyste à Saxo Banque.

"Des chiffres qui n’étaient pas bons en Chine ont jeté un froid" à l’ouverture, or "la situation en Europe, aussi positive qu’elle soit, ne permet pas de contrebalancer des mauvaises nouvelles émanant de Pékin, ou des États-Unis", avec notamment les résultats décevants de Google, a-t-il complété.

La Chine a ouvert le bal des indicateurs ce mardi avec une activité manufacturière qui s’est essoufflée en avril, après un rebond le mois dernier, au moment où Pékin négocie âprement un accord avec Washington pour mettre fin à leur guerre commerciale.

L’économie de la zone euro a pour sa part commencé 2019 sur une note positive, avec une accélération de la croissance au premier trimestre et une baisse du chômage en mars.

Mais "les chiffres macroéconomiques européens ont été globalement mauvais ces derniers mois et ceux du PIB publiés ce vendredi ne vont pas suffire à redresser la barre", a estimé M. Tuéni.

Pour autant, le marché connaît, selon l’analyste, une phase de "consolidation horizontale, pas du tout une correction", un moment de temporisation justifié par sa progression "assez vertigineuse" depuis le début de l’année.

"La microéconomie joue aussi un rôle assez prépondérant", participant à la bonne orientation des marchés boursiers européens car "nous sommes en passe d’enregistrer le meilleur trimestre de résultats en Europe sur les sept derniers trimestres", a noté M. Tuéni.

Par ailleurs, les investisseurs n’attendent a priori aucun changement de taux de la Fed à l’issue de sa réunionde politique monétaire, qui s’achève mercredi.

La Banque centrale américaine devrait a priori opter "pour un statu quo avec des taux maintenus sur les niveaux actuels et un discours toujours très prudent", a jugé M. Tuéni.

- Rexel bondit, Thales s’enfonce -

Dans le reste des indicateurs, en France, la croissance a atteint 0,3% au premier trimestre, tandis qu’en Allemagne, le moral des consommateurs devrait se stabiliser, selon l’étude mensuelle de l’institut GfK, et que la hausse des prix à la consommation a rebondi en avril, à 2,0% sur un an.

Outre-Atlantique, la confiance des consommateurs, mesurée par le Conference Board, s’est améliorée plus fortement qu’attendu en avril tandis que la croissance de l’activité économique dans la région de Chicago a encore ralenti ce mois-ci pour tomber à son niveau le plus faible depuis janvier 2017.

De leur côté, les promesses de ventes de logements ont nettement progressé aux Etats-Unis en mars, dépassant largement les attentes des analystes.

En matière de valeurs, Orange a fini en queue du CAC 40 , pénalisé par le recul de l’activité en France malgré un chiffre d’affaires en légère progression sur le premier trimestre et la confirmation de l’ensemble de ses objectifs pour l’exercice en cours.

Thales s’est enfoncé de 5,21% à 106,45 euros, souffrant d’un chiffre d’affaires et de prises de commandes en recul au premier trimestre 2019, en dépit de la confirmation de ses perspectives.

Airbus a reflué de 0,93% à 121,88 euros après avoir annoncé un bénéfice net au premiertrimestre en forte baisse, plombé notamment par le gel des exportations d’armes par l’Allemagne à l’Arabie saoudite, qui affecte très lourdement ses comptes.

A l’inverse, Rexel a été galvanisé (+5,04% à 11,98 euros) par des ventes en hausse de 4,2% au premier trimestre, à 3,3 milliards d’euros, soutenues notamment par l’activité aux États-Unis.

TF1 a gagné 4,96% à 9,74 euros, porté par un premier trimestre conforme aux objectifs financiers qu’il s’est fixés, en termes de rentabilité, de coûts des programmes et de progression des revenus numériques.

Spie est monté de 4,62% à 17,20 euros, soutenu par des résultats en hausse pour le premier trimestre, tirés notamment par la France, et des objectifs confirmés pour 2019.

Cellnovo a quasi effacé ses pertes de la veille (+141,83% à 0,10 euro) alors que le titre s’était effondré de près de 70% lundi à la suite de l’annonce de sa demande de lancement d’une procédure de liquidation judiciaire sans poursuite d’activité auprès du tribunal de commerce de Paris.

jra/bt/LyS