La Bourse de Paris sur la réserve (-0,13%) avant l’annonce américaine sur l’Iran

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La Bourse de Paris sur la réserve (-0,13%) avant l’annonce américaine sur l’Iran

A 09H17 l’indice CAC 40 perdait 7,38 points à 5.524,04 points. La veille, il avait fini en légère hausse de 0,28%.

"C’est une semaine un peu compliquée pour la Bourse de Paris, non pas à cause du calendrier économique mais plutôt des jours fériés et des congés. L’ambiance est au calme plat. Beaucoup de clients sont partis et, dans les salles de marché, le téléphone sonne nettement moins souvent", a relevé Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

Le dossier iranien devrait toutefois maintenir la cote sous pression, alors que le président américain va annoncer mardi à 18H00 GMT, soit 20H00 àParis, ce qu’il compte faire sur l’accord conclu en 2015 pour empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire, dont les États-Unis menacent de se retirer au risque d’ouvrir une période de fortes turbulences.

"Une sortie des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien provoqueraità court terme certainement une plus forte poussée du pétrole", un scénario déjà en partie intégré par les marchés, "et surtout créerait de l’aversion au risque dans un marché qui n’a vraiment pas besoin de cela en ce moment", a estimé M. Dembik.

"Ne nous voilons pas la face, les États-Unis vont se retirer de l’accord de Vienne et proposeront une nouvelle mouture. Si la réaction de la communauté internationale (et notamment l’Iran) devrait être forte, nous pouvons légitimement penser qu’en définitive de nouvelles négociations auront lieu et que les entreprises +étrangères+ pourront toujours commercer avec Téhéran...", ont souligné pour leur part les experts de Mirabaud Securities Genève.

Les investisseurs continueront à surveiller aussi "bien évidemment l’évolution du prix du baril de pétrole ainsi que le dollar qui a enfoncé hier en cours de séance les 1,19 face à l’euro", ont-ils ajouté.

Mardi matin en Asie, les cours du brut reculaient sous l’effet de prises de bénéfices tandis que l’euro valait 1,1931 dollar, contre 1,1924 lundi soir à 19H00 (21H00 GMT), après être tombé jusqu’à 1,1898 dollar vers 12H00 GMT,au plus bas depuis la fin décembre 2017.

Du côté des indicateurs, l’agenda se résume à quelques chiffres publiés avant l’ouverture des marchés européens, en particulier en Allemagne où l’excédent commercial a rebondi en mars et la production industrielle a redémarré en mars.

En Chine, les exportations ont rebondi plus vigoureusement qu’attendu en avril.

- Rebond d’Air France -

En matière de valeurs, Air France-KLM rebondissait (+2,03% à 7,45 euros) au lendemain d’une très forte baisse, alors que l’intersyndicale d’Air France, réunie lundi, s’est séparée dans la soirée sans prendre de décision sur la ligne à adopter après la démission du PDG de la compagnie dans le cadre d’un conflit salarial débuté en février, et s’est donné rendez-vous mardi matin, selon des sources concordantes.

LafargeHolcim reculait de 2,41%à 45,76 euros, pénalisé par le recul de son Ebitda (résultat brut d’exploitation) de 7,7%, malgré une progression de son chiffre d’affaires de 3,1%.

Airbus perdait 0,61% à 99,81 euros. Airbus Helicopters a annoncé avoir déposé un recours auprès des autorités polonaises contestant le projet de la police d’acheter deux hélicoptères à Sikorsky sans appel d’offres, une querelle de plus pour l’avionneur déjà en conflit avec le gouvernement.

Montagne Neige et Développement (MND) montait de 1,74% à 4,39 euros, ne souffrant pas de la sanction prononcée par la commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF) qui a condamné à une amende de 400.000 euros la société et à 150.000 euros son dirigeant Xavier Gallot-Lavallée pour des manquements dans son information aux investisseurs.

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