La Bourse de Paris sur la défensive (-0,56%) avant un long week-end

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La Bourse de Paris sur la défensive (-0,56%) avant un long week-end

A 09H34 , l’indice CAC 40 lâchait 28,37 points à 5.072,74 points. La veille, il avaitfini stable (-0,01%).

"Les séances se ressemblent sur les marchés cette semaine", a estimé dans une note Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

"L’attentisme et la prudence dominent" avec "un manque criant de prises d’initiatives" face à"l’incertitude qui entoure l’élection (présidentielle) française et à l’émergence du risque géopolitique", a-t-il complété.

La montée dans les sondages du candidat d’extrême-gauche Jean-Luc Mélenchon n’était en effet pas pour rassurer les marchés, alors que ce dernier "suggère de quitter l’UE (Union européenne) si les Traités ne sont pas renégociés à sa convenance et propose en outre d’intégrer l’alliance bolivarienne, qui réunit des pays en faillite comme le Venezuela ou Cuba", ont rappelé les analystes du courtier Aurel BGC.

"Les investisseurs pourraient aussi être tentés de prendre quelques profits avant un long week-end de quatre jours" sur les principales Bourses européennes, même si les marchés américains seront ouverts lundi, ont observé de leur côté les experts de Mirabaud Securities Genève.

Dans une semaine écourtée par le week-end pascal, et alors que les rendez-vous macroéconomiques se tarissaient quelque peu, ce sont surtout les questions de politique nationale et internationale qui préoccupaient les investisseurs.

La Russie et les Etats-Unis ont exposé leurs divergences sur la Syrie mercredi,un entretien à Moscou entre le président russe Vladimir Poutine et le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson n’ayant pas permis aux deux puissances de surmonter leur défiance réciproque.

Les relations américano-chinoises semblaient à l’inverse en voie d’apaisement, après la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping la semaine dernière en Floride, le président américain ayant fait savoir mercredi qu’il n’avait plus l’intention de désigner la Chine comme un pays manipulant sa monnaie.

- Résultats américains -

"Malgré tout, les marchés ne semblent pas disposés à plier et les mouvements de baisse observés sont souvent rapidement rattrapés", a souligné M. Dembik, jugeant que "le lancement de la saison de résultats aux Etats-Unis" ce jeudi, avec la publication des comptes de trois grands noms de la finance(JPMorgan Chase, Citigroup, Wells Fargo) pour le premier trimestre, "pourraient jouer le rôle de nouveau catalyseur et sortir les marchés" de leur réserve.

Du côté des indicateurs, la séance promettait d’être la plus chargée de la semaine avec les chiffres de l’inflation pour le mois de mars en Allemagne, en France et en Italie.

En France, les prix à la consommation ont enregistré un rebond de 0,6% en mars sur un mois, mais leur hausse a ralenti sur un an, selon des résultats définitifs publiés jeudi par l’Insee tandis qu’ils ont décéléré en Allemagne, réduisant leur hausse à 1,6% sur un an le mois dernier.

Aux Etats-Unis, les investisseurs auront également à digérer les demandes hebdomadaires d’allocation chômage et les prix à la production pour le mois de mars.

Du côté des valeurs, Sodexo pâtissait (-0,75% à 111,75 euros) du repli de son résultat net semestriel, le leader mondial des services aux entreprises ayant par ailleurs légèrement revu à la baisse sa prévision de croissance interne du chiffre d’affaires pour son exercice décalé en cours.

Carrefour était quasiment stable (-0,07% à 21,25euros) après avoir publié jeudi des ventes de 21,29 milliards d’euros pour le premier trimestre, en hausse de 6,2%, tirées notamment par l’international.

Vinci ne profitait pas (-0,38% à 73,41 euros) de l’annonce jeudi, par sa filiale Eurovia, d’un contrat de 356 millions d’euros pourconstruire une portion d’autoroute en Slovaquie.

Virbac plongeait de 5,20% à 135,75 euros, souffrant de la publication d’un chiffre d’affaires en recul de 5,5% au premier trimestre, à 199,7 millions d’euros.

Erytech Pharma décollait en revanche (+8,76% à 27,08 euros) alors que la société biopharmaceutique lyonnaise a annoncé qu’elle allait profiter de l’euphorie suscitée par sa récente annonce d’une percée thérapeutique pour solliciter les investisseurs, auprès desquels elle compte lever 50 millions d’euros.

jra/fka/jmi

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