La Bourse de Paris stimulée par l’Asie et Wall Street (+0,90%)

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La Bourse de Paris stimulée par l’Asie et Wall Street (+0,90%)

A 09H47, l’indice CAC 40 gagnait 48,21 points à 5.398,74 points. Vendredi, il avaitfini en nette hausse à 5.350,53 points.

"Le marché est "encouragé par les contrats à terme américains et l’Asie après la publication des PMI chinois", souligne Tangi Le Liboux stratégiste pour le courtier Aurel BGC.

Les places boursières chinoises ont terminé lundi la séance en forte hausse, aidées par une série d’indices d’activité manufacturière encourageants pour la deuxième économie mondiale.

"Mais la semaine sera encore dominée par le Brexit avec une nouvelle série de votes indicatifs attendue ce lundi à la Chambres des Communes",les députés devant à nouveau apporter leur point de vue au projet de Brexit, ajoute l’analyste.

Le Royaume-Uni était toujours dans une impasse politique, après le troisième rejet parlementaire vendredi de l’accord de retrait de l’Union Européenne conclu avec Bruxelles en novembre,à l’issue de longs mois de négociations.

La dirigeante conservatrice Theresa May devra présenter ses plans lors du prochain sommet européen convoqué le 10 avril, alors que Bruxelles affiche ostensiblement son impatience.

"Theresa May pourrait tenter une quatrième fois de faire valider son accord, mais la Première Ministre est maintenant sur un siège éjectable", souligne M. Le Liboux.

Sur l’autre dossier en cours depuis des mois, celui de la guerre commerciale sino-américaine, de nouveaux progrès ont été mentionnés après deux jours de discussion àPékin entre les négociateurs américains et chinois. Mais Donald Trump a répété vendredi qu’il ne parapherait rien de moins qu’un "excellent accord", tandis que les pourparlers reprendront à Washington le 3 avril.

Par ailleurs, Donald Trump a maintenu la pression sur la Réserve fédérale américaine, estimant que si elle n’avait pas relevé les taux cette année, la croissance et les marchés financiers ne s’en porteraient que mieux.

Dans l’actualité macroéconomique, l’activité manufacturière en Chine a progressé en mars à son meilleur rythme depuis huit mois,l’indice PMI s’établissant à 50,8 en mars contre 49,9 en février, soit son meilleur niveau depuis juillet 2018.

Le baromètre de confiance des grandes entreprises manufacturières japonaises a fortement baissé au premier trimestre, légèrement plus que prévu par les économistes interrogés par l’agence Bloomberg. Les ventes de véhicules neufs au Japon (hors mini-voitures) ont fléchi de 4,7% en mars.

En Europe, l’Italie se dirige vers une croissance nulle pour 2019, a déclaré dimanche le ministre italien de l’Economie, Giovanni Tria, qui ne prévoit pas pour autant de loi de finances rectificative.

Les investisseurs analyseront les premières estimations de l’inflation en février en zone euro, les indices PMI manufacturiers allemands (mars) ainsi que les ventes au détail pour février et l’indice ISM manufacturier aux Etats-Unis.

- Korian chute après les décès en Ehpad -

Korian reculait de 2,33% à 35,24 euros après le décès de quatre résidents d’un de ses établissements pour personnes âgées du sud de Toulouse après une probable intoxication alimentaire.

Les constructeurs français tiraient leur épingle du jeu, ayant fait mieux que le marché automobile français en mars (-2,3%) : PSA progressait de 3,13% à 22,42 euros et Renault avançait de 2,78% à 60,55 euros.

Les équipementiers profitaient de cette aubaine : Faurecia bondissait de 5,79% à 39,65 euros et Valeo de 4,76% à 27,08 euros.

Alstom gagnait 0,23% à 38,71 euros après une commande "de plus de 100 millions d’euros" reçue pour la fourniture de 23 rames destinées au futur métro du Grand Paris.

Metabolic Explorer prenait 1,37% à 1,48 euro après avoir indiqué aborder l’année 2019 concentrée sur le lancement prochain de la construction de sa première usine.

Vivendi grappillait 0,35% à 25,92 euros après sa décision de retirer sa demande de révocation de cinq administrateurs proches du fonds américain Elliott au conseil d’administration de Telecom Italia (Tim).

Publicis perdait 0,44% à 47,52 euros, l’éventuelle retenue de son offre pour acquérir Epsilon, filiale du groupe Alliance Data Systems (ADS) étant évaluée "prudemment" par le marché, selon Bank America Merrill Lynch.

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