La Bourse de Paris se ressaisit (+0,14%), malgré l’Italie et les incertitudes commerciales

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La Bourse de Paris se ressaisit (+0,14%), malgré l’Italie et les incertitudes commerciales

A 09H15 , l’indice CAC 40 prenait 7,41 points à 5.434,76 points. La veille, il avait fini en recul de 0,2% à 5.427,35 points.

Les marchés entrent dans "une nouvelle ère de prudence", selon Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

"C’est bien la crainte italienne qui demeure dominante, favorisant un repli sur quasiment toutes les valeurs refuges", a-t-il indiqué dans une note.

"Il n’est pas improbable que la crise italienne s’installe durablement dans le paysage boursier", a ajouté le spécialiste.

Les investisseurs continueront à surveiller l’évolution de la situation, à l’heure où de nouvelles tractations sont attendues pour tenter de constituer un gouvernement, près de trois mois après les élections législatives du 4 mars dominées par le Mouvement Cinq Etoiles (M5S, antisystème) et la Ligue (extrême droite).

Luigi Di Maio,le chef de file du M5S, a proposé mercredi un compromis pour relancer l’idée d’un gouvernement d’union avec la Ligue, bloquée quelques jours plus tôt par le président italien Sergio Mattarella.

Carlo Cottarelli, l’ancien haut fonctionnaire du Fonds monétaire international (FMI) chargé par M. Mattarella de former un gouvernement de techniciens dans l’attente de nouvelles élections, a gelé la formation de son équipe pour laisser du temps aux tractations.

En attendant que l’Italie "trouve un épilogue à court terme", les marchés devraient "revenir à une autre préoccupation, celle de la menace d’une guerre commerciale entre Bruxelles et Washington", ont indiqué de leur côté les analystes du courtier Aurel BGC.

L’administration américaine s’apprêterait à annoncer l’application de tarifs douaniers supplémentaires sur les importations d’acier et d’aluminium européens dès jeudi, la veille de la date limite de l’exemption accordée par Washington à l’UE, a affirmé mercredi le Wall Street Journal.

Le président américain Donald Trump avait annoncé en mars des taxes douanières supplémentaires de 25% sur l’acier et de 10% surl’aluminium avant d’accorder des exemptions à certains alliés des États-Unis.

Du côté des indicateurs, l’agenda s’annonce riche des deux côtés de l’Atlantique.

Les investisseurs scruteront la première estimation de l’inflation en mai et le chômage pour avril dans la zone euro.

En France, les prix à la consommation ont augmenté de 2% sur un an en mai, soutenus par une "vive accélération" des prix de l’énergie, selon une estimation provisoire de l’Insee.

Dans l’après-midi, les acteurs de marché prendront connaissance des dépenses et revenus des ménages en avril, des promesses de vente de logements pour le même mois et de l’activité économique dans la région de Chicago en mai.

Les demandes hebdomadaires d’allocation chômage et le niveau hebdomadaire des stocks de pétrole figurent également à l’agenda.

- Nexity recherché -

Du côté des valeurs, Pierre et Vacances prenait 0,69% à 36,50 euros, après avoir réduit sa perte nette au premier semestre, à 103,5 millions d’euros, confirmant ses objectifs de croissance pour l’exercice alors que les retards liés au site Villages Nature commencent à peser un peu moins dans sescomptes.

Total perdait 0,39% à 51,70 euros. L’Autorité environnementale (AE) a estimé que le groupe pétrolier devrait compléter l’étude d’impact de son projet de forage d’exploration dans le cadre de son permis Guyane Maritime.

Alstom grapillait 0,20% à 40,08 euros, à lasuite du feu vert accordé par le ministère français de l’Economie pour la fusion du constructeur ferroviaire Alstom avec les activités mobilité de l’allemand Siemens.

Aéroports de Paris était pénalisé (-1,34% à 177,10) par un abaissement de sa recommandation par Raymond James.

Nexity montait de 1,27% à 49,56 euros, après avoir annoncé qu’il allait porter à 63,15% sa participation au capital du spécialiste des résidences seniors Aegide-Domitys, dont il détenait jusqu’alors 45,15%.

LDC grignotait 0,35% à 142 euros. Le volailler, qui vient de reprendre partiellement l’entreprise en difficulté Doux, a vu son bénéfice annuel augmenter de 8% lors de son exercice décalé et a annoncé une nouvelle acquisition en Hongrie.

Figeac Aéro gagnait 1,57% à 18,10 euros. Le sous-traitant aéronautique a prévenu que ses marges annuelles allaient être pénalisées par des effets de change, tandis que son chiffre d’affaires a progressé lors de son exercice décalé 2017-2018.

vac/tq/spi