La Bourse de Paris se replie face aux incertitudes persistantes (-0,79%)

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La Bourse de Paris se replie face aux incertitudes persistantes (-0,79%)

L’indice CAC 40 a perdu 39,75 points à 4.985,45 points, dans un volume d’échanges de moyen de 3,3 milliards d’euros. Vendredi, il avait fini en léger repli de 0,17%.

Après une ouverture en territoire positif, la cote parisienne a perdu du terrain jusqu’à s’enfoncer dans le rouge.

"Le contexte reste très négatif, il y a toujours des sources d’incertitude qui pèsent sur la tendance", a commenté auprès de l’AFP Daniel Larrouturou, directeur général délégué à Diamant bleu Gestion.

"La situation de Theresa May n’est pas éclaircie et les investisseurs ignorent s’il y aura une majorité pour voter l’accord trouvé avecBruxelles", a-t-il notamment détaillé.

La dirigeante britannique, qui se rendra dans la semaine à Bruxelles, fait face à une forte pression au Royaume-Uni, où ses détracteurs lui demandent d’améliorer l’accord conclu par les équipes de négociateurs pour organiser leur séparation.

De leur côté, les ministres des Affaires européennes des 27 ont accordé lundi un premier feu vert au projet de divorce, donnant le coup d’envoi d’une ultime semaine de tractations avant un sommet exceptionnel dimanche à Bruxelles.

Les acteurs de marché gardaient égalementl’oeil sur les relations entre la Commission européenne et l’Italie, après que Rome a refusé de revoir son budget pour 2019, prenant ainsi le risque de sanctions financières, dont la mise en oeuvre reste néanmoins assez hypothétique.

En outre, "les tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis ont été fortes lors du dernier sommet de l’Apec et ne sont toujours pas entrées dans une phase d’apaisement", a souligné M. Larrouturou.

Les deux premières puissances mondiales ont exposé le weekend dernier, en marge du sommet entre les 21 pays de la Coopérationéconomique Asie-Pacifique , l’étendue de leurs divergences en s’écharpant sur le protectionnisme et le commerce.

"Les investisseurs sont forcément sensibles à tout ce qui est négatif et préfèrent prendre des précautions", a expliqué l’expert.

- Dérapage de Renault -

Du côté des indicateurs, les investisseurs ont eu peu de données à se mettre sous la dent, à l’exception des reventes de logements pour octobre (NAR) aux États-Unis.

Sur le front des valeurs, Renault s’est écroulé de 8,43% à 59,06 euros après l’arrestation de son PDG Carlos Ghosn auJapon pour des malversations présumées.

Vallourec a poursuivi sa débâcle (-27,34% à 1,90 euros), après avoir déjà perdu plus de 32% vendredi, plombé par des abaissements de sa recommandation à "vendre" et "conserver" respectivement par Société Générale et Kepler Cheuvreux.

Technicolor s’est effondré pour sa part de 16,34% à 1,08 euros. Le groupe, en difficultés financières, a annoncé que des discussions étaient "à un stade préliminaire", après des informations de presse faisant état de la vente totale ou partielle de la société.

Nexans aprofité (+1,81% à 25,25 euros) d’un relèvement de sa recommandation à "acheter" contre "conserver" auparavant par HSBC. Le fabricant de câbles a par ailleurs annoncé avoir remporté un contrat "majeur", d’un montant supérieur à 150 millions d’euros, auprès de l’énergéticien danois Ørsted(ex-Dong Energy) pour la fourniture de câbles sous-marins.

Genfit a progressé de 1,78% à 20,54 euros alors que la biotech a annoncé son intention de coter ses actions aux États-Unis et d’émettre un placement privé, principalement auprès d’investisseurs en Europe.

Arkemaa reculé de 4,49% à 87,18 euros, pénalisé par un abaissement de sa recommandation à "vendre" contre "neutre" auparavant par Goldman Sachs.

Mainstay Medical a chuté de 45,10% à 8,40 euros après avoir annoncé que le critère principal d’évaluation d’un essai clinique pivot sur sonimplant contre la lombalgie chronique n’avait pas été atteint.

vac/tq/az