La Bourse de Paris se remplume (+0,91%) grâce au rapport sur l’emploi américain

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La Bourse de Paris se remplume (+0,91%) grâce au rapport sur l’emploi américain

L’indice CAC 40 a gagné 49,55 points à 5.488,32 points, dans un volume d’échanges modéré de 3,1 milliards d’euros. La veille, il avait grappillé 0,30%, après avoir perdu 4,53% en deux jours.

La cote parisienne a débuté en légère hausse avant d’accroître ses gains dans le sillage du rapport mensuel sur l’emploi américain.

Au cours de la semaine écoulée, l’indice a perdu 2,70%. Il affiche une hausse de 16,02% depuis le 1er janvier.

Le marché a essayé "de prendre le positif dans le rapport sur l’emploi" qui a "été jugé globalement rassurant par les investisseurs", a commenté auprès de l’AFP Andrea Tuéni, un analyste de Saxo Banque

"Cela suffit à redonner un petit peu le moral aux investisseurs qui essayent de récupérer une partie des pertes qui ont été engrangées dans la semaine", a-t-il ajouté.

"Les créations d’emplois sont à peu près conformes à ce qui était attendu", qu’il s’agisse de la révision à la hausse pour le mois d’août ou des 136.000 créations de septembre, tandis que "la diminution du taux de chômage à 3,5%, le plus bas niveau depuis décembre 1969, a été plutôt positive", a détaillé M. Tuéni.

"La mauvaise nouvelle est plutôt au niveau des salaires qui ont stagné sur la période", selon lui.

- "Achatsà bon compte"-

"Mais il n’y a pas d’effondrement de cet indicateur comme celaétait craint par rapport aux données de l’ISM manufacturier et non-manufacturier" publiées plus tôt dans la semaine, a-t-il souligné.

La croissance de l’activité dans les services aux États-Unis a faibli en septembre plus fortement que prévu pour s’établir à son plus faible niveau en trois ans tandis que l’activité manufacturière est tombée à son plus bas niveau depuis dix ans, selon les indices ISM.

"Il peut y avoir aussi une stratégie d’achats à bon compte, sachant que nous sommes encore plus dans les anticipations de soutien des banques centrales" en particulier de la Fed, poursuit M. Tuéni.

A ce titre, le président de la Fed Jerome Powell, qui doit s’exprimer dans la soirée à l’occasion d’une conférence, "pourrait donner quelques raisons d’espérer au marché et avoir notamment une communication un petit peu plus agressive en termesde politique monétaire", a jugé le spécialiste.

"Une combinaison d’un indicateur un peu moins mauvais qu’anticipé et potentiellement une Fed qui sera plus accommodante que prévu, cela peut permettre au marché de rebondir", d’autant plus en cas de bonne nouvelle sur le front commercial sino-américain, a résumé M. Tuéni.

En matière de Brexit, l’offre de Boris Johnson s’est heurtée jeudi à un scepticisme grandissant de l’Irlande et de ses alliés européens, renforçant les craintes d’un divorce sans accord dans quatre semaines.

- Report du plan de réorganisation d’EDF -

Mais selon un document de justice cité par un avocat qui semble contredire les déclarations du Premier ministre britannique, ce dernier demandera à Bruxelles un report du Brexit faute d’accord d’ici au 19 octobre conformément à une loi récente.

Côté indicateurs, le déficit commercial des États-Unis a augmenté plusque prévu en août, mais les importations en provenance de Chine ont encore diminué sous l’effet de la guerre des tarifs douaniers, a annoncé vendredi le département du Commerce.

Sur le terrain des valeurs, STMicroelectronics a pris la tête du CAC 40 . Des informations de presse évoquent une demande d’Apple en direction de ses fournisseurs pour augmenter la production de son dernier iPhone, selon Bloomberg.

EDF a perdu 1,95% à 9,82 euros alors que le PDG du groupe Jean-Bernard Lévy rendra plus tard que prévu au gouvernement ses propositions détaillées de réorganisation de l’entreprise, initialement attendues en fin d’année, a-t-on appris vendredi.

Pour ses premiers pas à la Bourse de Paris, Verallia a terminé en hausse de 2,97% à 28,10 euros. Le groupe verrier, numéro trois mondial de l’emballage en verre, a annoncéjeudi le "succès" de son introduction sur Euronext Paris, qui a atteint 888 millions d’euros, par cession de titres par les actionnaires existants. Le prix de l’offre a été fixé à 27 euros.

Vivendi a gagné 1,30% à 24,98 euros après avoir assigné le groupe de télévision italienMediaset devant le tribunal de Milan, pour annuler son projet de création d’une holding européenne de droit néerlandais.

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