La Bourse de Paris se pose des questions sur la tech et privilégie la prudence (-0,03%)

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La Bourse de Paris se pose des questions sur la tech et privilégie la prudence (-0,03%)

A 09H45 , l’indice CAC 40 perdait 1,80 point à 5.489,42 points. La veille,il avait fini en baisse de 0,37%, déjà fragilisé par les interrogations autour de ce secteur, tout comme Wall Street qui a clôturé en recul quelques heures plus tard.

"Les valeurs technologiques sont sous les feux des critiques ; la baisse vertigineuse de Facebook ravivant les craintes de survalorisation", a noté Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

"Les marchés européens ont commencé la semaine du mauvais pied hier" et "les places américaines ont connu une faiblesse similaire, Nasdaq en tête", les fragilités sur le secteur de la tech "apparues la semaine passée prenant de l’ampleur" et "continuant à peser", a estimé Michael Hewson, un analyste de CMC Markets, dans une note.

Wall Street a fini également en recul dans la soirée, affaiblie par le reflux du secteur technologique.

Les derniersévénements sur "la tech laisse un goût amer, alors que les investisseurs se tournent vers Apple", qui doit publier ses résultats dans la soirée, a ajouté M. Hewson.

Du côté des indicateurs, l’inflation en juillet et la croissance au deuxième trimestre en zone euro sont attendues.En France, l’inflation a accéléré en juillet.

Aux États-Unis, les dépenses et revenus des ménages en juin et la confiance des consommateurs (Conference Board) en juillet sont également prévus.

Avant l’ouverture de la place parisienne, la Banque du Japon (BoJ) a annoncé de petits ajustements afin d’introduire davantage de flexibilité dans son programme de rachat d’actifs, cinq ans après le lancement d’une vaste réforme monétaire qui a pour l’instant échoué, mettant ainsi fin à des rumeurs qui évoquaient des mesures plus radicales.

La Réserve fédérale américaine (Fed) commencera pour sa part mercredi une réunion de deux jours qui ne sera pas suivie cette fois-ci d’une conférence de presse, mais interviendra dans une atmosphère un peu inhabituelle, puisque la semaine dernière, le président Donald Trump a rompu avec des décennies de tradition du respect de l’indépendance de la banque centrale en critiquant ouvertement la politique monétaire.

- Vivendi recherché -

Sur le terrain des valeurs, la cote parisienneétait toujours rythmée par des publications encore nombreuses.

Vivendi bondissait de 4,63% à 22,39 euros), aiguillonnée par les grandes opérations lancées par le géant des médias, qui a annoncé vouloir céder jusque 50% du capital d’Universal Music Group (UMG) et être entré parallèlement en négociations exclusives pour acquérir le groupe d’édition Editis.

Rexel décollait de 9,23% à 13,43 euros, propulsé par un bénéfice net en hausse de près de 20% au deuxième trimestre, soutenu par la progression des ventes dans toutes ses zones géographiques.

EDF gagnait 1,57% à 12,61 euros, les investisseurs retenant surtout la publication d’un excédent brut d’exploitation (Ebitda) supérieur aux attentes et l’optimisme du groupe pour 2018, même si le bénéfice net a baissé de 13,9% au premier semestre sous l’effet d’une base de comparaison défavorable.

Sanofi reculait très légèrement (-0,19% à 73,81 euros), dans la foulée d’un bénéfice net en forte baisse de 26,2% au deuxième trimestre, un repli supérieur aux attentes des analystes, notamment en raison de diverses charges et coûts de restructuration.

Legrand reculait de 3,18% à 62,04 euros, pénalisé par une déception dans ses ventes organiques en France inférieures aux attentes en dépit d’un bond de 23,3% de son bénéfice net au premier semestre.

Maisons du Monde était pénalisé (-3,64% à 27,04 euros) par l’abaissement de ses objectifs de ventes pour 2018, se disant "prudent" quant à l’activité commerciale de la seconde moitié de l’année en France, après un bénéfice semestriel inférieur aux attentes.

Sandro, Maje et Claudie Pierlot (SMCP) bénéficiait (+3,09% à 24,20 euros) du relèvement de ses objectifs2018 après des ventes supérieures aux attentes, en hausse de près de 13% au deuxième trimestre, et particulièrement dynamiques en Chine.

Mersen profitait (+2,87% à 35,85 euros) d’un bénéfice net en hausse de plus de 50% au premier semestre, et du relèvement de ses objectifs annuels de ventes et de marge.

Manitou était également soutenu (+4,98% à 31,60 euros) par un bénéfice net en hausse de près de 38% au premier semestre, et la confirmation de ses objectifs annuels.

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