La Bourse de Paris se hisse au-dessus des 5.800 points (+1,08%)

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La Bourse de Paris se hisse au-dessus des 5.800 points (+1,08%)

L’indice CAC 40 a gagné 62,41 points à 5.824,30 points, au plus haut depuis le 31 octobre 2007, dans un volume d’échanges modéré de 3,7 milliards d’euros. Vendredi, il avait fini en hausse de 0,56%.

La cote parisienne a débuté dans le vert et a par la suite accru ses gains, montant en séance jusqu’à 5.833,69 points, son plus haut niveau depuis le 1er novembre 2007.

"Les éléments principaux" de cet optimisme restent ceux "liés aux tensions commerciales qui se sont pas mal évaporées ces derniers jours", a relevé auprès de l’AFP Alexandre Baradez, un analyste de IG France.

Le principal conseiller économique de Donald Trump, Larry Kudlow, a ainsi fait état vendredi "d’énormément de progrès" dans les négociations d’un accord partiel dit de "phase 1" avec la Chine, plus avancé qu’au printemps. Pékin a pour sa part évoqué des "discussions sérieuses et constructives" samedi.

Le président américain Donald Trump a dit que la rencontre avec son homologue chinois Xi Jinping, au cours de laquelle les deux hommes entendent parapher cet accord commercial partiel, pourrait avoir lieu dans l’État américain rural de l’Iowa.

Mais outre les améliorations sur le front commercial sino-américain, "la réaccélération [des marchés] depuis ce week-end s’est faite sur la question automobile européenne", selon M. Baradez.

"Ce week-end, le secrétaire au Commerce américain s’est montré plutôt positif sur les relations commerciales entre l’Europe et les États-Unis", ce qui "éloigne, semble-t-il, pour l’instant, le risque d’une application dès le mois de novembre d’une hausse des taxes sur les importations automobiles en provenance de l’Europe", a détaillé le spécialiste.

Ainsi, "le marché s’envole", même si un "effet technique" est aussi à l’oeuvre, a précisé M. Baradez.

Dans ce contexte, la nouvelle détérioration de la conjoncture dans le secteur manufacturier de la zone euro en octobre n’a pas pesé sur la tendance.

Par ailleurs, dans la soirée, les investisseurs écouteront avec attention la première intervention publique de Christine Lagarde en qualité de présidente de la Banque centrale européenne .

- Matières premières et automobile à la fête -

Le secteur automobile a nettement bénéficié de l’espoir que de nouvelles taxes douanières ne soient pas appliquées par les États-Unis : PSA, qui veut former avec Fiat-Chrysler le n°4 mondial du secteur, a grimpé de 3,38% à 24,15 euros, Renault montant dans une moindre mesure (+0,81% à 47,11 euros).

Les équipementiers Faurecia (+5,91% à 46,60 euros), Valeo (+4,27% à 35,15 euros) et Plastic Omnium (+3,57% à 25,51 euros) n’ont pas été en reste.

Les autres grandes gagnantes de la séance ont été les valeurs liées aux matières premières - pétrole en tête. CGG a ainsi bondi de 6,50% à 2,26 euros, Vallourec de 4,84% à 2,42 euros, TechnipFMC a pris 4,31% à 18,87 euros tandis qu’ArcelorMittal, Imerys et Eramet se sont appréciés de respectivement 3,92% à 14,58 euros, 3,07% à 36,96 euros et 3,44% à 47,82 euros.

Le géant mondial de l’acier ArcelorMittal a en outre annoncélundi qu’il annulait le rachat de l’italien Ilva, après le retrait d’une protection pénale pour les gérants du site de Tarente, en voie de dépollution.

Le retour de l’appétit pour le risque, qui a entraîné une tension des taux souverains, a aussi profité aux valeurs bancaires : BNPParibas a gagné 2,71% à 48,45 euros, Société Générale a progressé de 2,73% à 26,57 euros tandis que Crédit Agricole a pris 1,87% à 11,99 euros.

LVMH, qui a terminé en hausse de 2,12% à 397,50 euros, a pour sa part dépassé les 200 milliards de capitalisation boursière, creusant l’écart avec L’Oréal (146 milliards) et Total (129 milliards).

Saint-Gobain a avancé de 1,96% à 37,70 euros après la cession de son activité de polystyrène expansé en France.

jra/pn/LyS