La Bourse de Paris s’offre un rebond technique (+0,51%)

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La Bourse de Paris s’offre un rebond technique (+0,51%)

L’indice CAC 40 a gagné 26,79 points à 5.248,91 points, dans un volume d’échanges faible de 2,06 milliards d’euros. La veille, il avait fini en net recul .

La cote parisienne a débuté en légère hausse et n’a pas changé d’avis par la suite.

"Le marché s’offre un rebond après les fortes baisses des jours précédents, mais ce rebond se fait dans des volumes très faibles et est purement technique", a expliqué auprès de l’AFP Daniel Larrouturou, directeur général délégué de Diamant Bleu Gestion.

D’autant que cette reprise "n’est pas validée par des nouvelles rassurantes sur le front notamment des tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis, qui ont eu plutôt tendance à s’aggraver", a-t-il complété.

La Chine a jugé jeudi que la guerre commerciale bilatérale lancée par le président américain Donald Trump à coup de droits de douane punitifs et de sanctions visant ses entreprises constituait du "terrorisme économique".

"Nous sommes contre la guerre commerciale, mais nous n’en avons pas peur", a déclaré lors d’une conférence de presse le vice-ministre chinois des Affaires étrangères, Zhang Hanhui.

"Nous nous opposons résolument à ce recours systématiqueaux sanctions commerciales, aux droits de douane et au protectionnisme. Cette instigation préméditée d’un conflit commercial constitue du terrorisme économique, du chauvinisme économique et du harcèlement économique à l’état pur", a-t-il ajouté.

De son côté, Donald Trump a affiché jeudi un certain optimisme sur une possible résolution du conflit commercial avec la Chine bien que Pékin s’apprête à imposer une nouvelle hausse des droits de douane ce samedi.

Le président américain a une nouvelle fois martelé que "la Chine tient beaucoup à conclure un accord" avec les Etats-Unis car la guerre des tarifs douaniers a "un effet dévastateur" sur le géant asiatique.

Sur le front des indicateurs, la croissance de l’économie américaine a été révisée en très légère baisse (+3,1%) pour le premier trimestre, en raison d’investissements desentreprises moins importants qu’initialement estimé et d’un niveau d’importations revu en hausse, selon une deuxième estimation publiée jeudi.

Les demandes hebdomadaires d’allocations chômage aux Etats-Unis ont quant à elles enregistré une hausse pour la semaine achevée le 25 mai tandis que les promesses de ventes de logements ont nettement diminué en avril, contrariant les attentes des analystes.

Enfin, toujours outre-Atlantique, les stocks de pétrole brut ont affiché une baisse inférieure aux anticipations la semaine dernière tandis que la production a de nouveau atteint un niveau record.

"La hausse du pétrole dans la nuit a un peu soutenu le marché ce (jeudi) matin" et en particulier les valeurs liées au secteur, selon M. Larrouturou, mais le rebond a été de courte durée.

- Casino en forme -

Sur le terrain des valeurs, certains titres chahutés mercredi ont regagné du terrain.

Le luxe a ainsi remonté un peu la pente, Kering gagnant 2,92% à 474,55 euros et LVMH 1,02% à 341,65 euros.

Casino a bondi de 6,23% à 33,07 euros, profitant de l’annonce de son opération de rachat de 399.883 actions au prix de 30,92 euros en vue de leur annulation.

Sanofi s’est effrité de 0,10% à 73,19 euros tandis que la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a affirmé qu’elle "veillerait" à ce que l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (Oniam) "demande devant le juge" que le groupe "lui rembourse les sommes" avancées pour les victimes de la Dépakine.

BioMérieux a progressé de 0,97% à 73,20 euros. L’Autorité de la concurrence a infligé une amende de 75.000 euros au groupe pour avoir maintenu un accord exclusif d’importation avec un distributeur en Guyaneaprès l’entrée en vigueur en 2013 d’une loi interdisant cette pratique dans les Outre-mer.

Renault a reculé de 0,63% à 56,49 euros après que le constructeur a dit rester "ouvert" à un potentiel rapprochement avec Nissan, même si la priorité est désormais donnée à la fusion avecFiat Chrysler, selon le président du conseil d’administration du groupe.

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