La Bourse de Paris s’inquiète d’un ralentissement mondial (-0,42%)

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La Bourse de Paris s’inquiète d’un ralentissement mondial (-0,42%)

L’indice CAC 40 a perdu 20,25 points à 4.847,53 points dans un volume d’échanges de 2,69milliards d’euros. La veille, l’indice avait reflué de 0,17%.

La Bourse de New York était également en baisse, au retour d’un week-end prolongé.

"L’économie chinoise et américaine, l’absence d’avancée dans les négociations entre la Chine et les Etats-Unis" et un dossier Brexit en quête d’issue, ont joué les trouble-fête, a indiqué à l’AFP Daniel Larrouturou, directeur général délégué de Diamant bleu Gestion.

"Les marchés ont été très optimistes sur ce sujet commercial et maintenant ils attendent des concrétisations de leurs espérances", a-t-il ajouté.

Le récent optimisme des marchés sur les pourparlers entre Pékin et Washington a été douché par des informations de l’agence Bloomberg, selon lesquelles les deux puissances peinent à trouver un terrain d’entente pour un compromis sur le délicat sujet de la protection de la propriété intellectuelle.

Alors que les tensions commerciales entre Pékin et Washington restent vives, la Chine a vu sa croissance tomber à 6,6% en 2018, sa pire performance depuis 1990.

Par ailleurs, "les marchés actions reprennent leur bénéfices" après un début d’année positif, poursuit l’expert.

"La situation géopolitique n’est pas sexy en ce moment et les investisseurs sont nerveux", souligne de son côté David Madden, analyste chez CMC Market.

Les Etats-Unis sont entrés mardi dans leur deuxième mois de "shutdown" et aucune solution immédiate n’apparaît pour mettre un terme à la fermeture partielle des administrations faute de financement du Congrès.

Les reventes de logements dans la première économie mondiale ont fortement chuté en décembre pour tomber au plus bas en trois ans et bien en dessous des attentes des analystes.

Le FMI a abaissé lundi, pour la deuxième fois en quelques mois, le rythme de croissance de l’économie mondiale, désormais estimé à 3,5% pour cette année, après 3,7% en 2018.

Quant au Brexit, des députés britanniques ont entrepris d’obtenirun report de la date de sortie de l’UE, prévue le 29 mars, voire un nouveau référendum. La Première ministre Theresa May a pour sa part annoncé qu’elle allait retourner discuter avec Bruxelles pour sauver son accord de Brexit rejeté par les députés, sans proposer de plan alternatif.

- ArcelorMittal pénalisé -

Sur le front des valeurs, le secteur des matières premières, très dépendant de la bonne santé économique chinoise, a été pénalisé : ArcelorMittal a fini en baisse de 4,55% à 18,94 euros et Aperam de 2,51% à 25,21 euros.

Le secteur bancaire a reculé significativement du fait d’un environnement moins favorable avec des tauxd’intérêt bas. Par ailleurs, les investisseurs "attendent un discours très accomodant de la part du patron de la Banque centrale européenne Mario Draghi jeudi qui devrait prendre acte de la baisse des perspectives de croissance en Europe pour 2019 et repousser la date de la remontée des taux"directeurs, affirme M. Larrouturou. BNP Paribas a cédé 1,86% à 41,52 euros, Crédit Agricole a abandonné 1,54% à 10,07euros et Société Générale a lâché 1,61% à 27,82 euros.

Rémy Cointreau a reculé de 3,39% à 99,80 euros, pâtissant des craintes liées à l’économie chinoisemalgré des ventes en hausse de 9,5% au troisième trimestre de son exercice décalé 2018/2019, grâce notamment à une accélération des ventes de cognac.

Le titre Renault a reculé de 0,23% à 56,78 euros. Le tandem composé de Thierry Bolloré, adjoint et dauphin désigné de CarlosGhosn, et Jean-Dominique Senard, patron de Michelin, devrait prendre les commandes de Renault jeudi alors que M. Ghosn s’est une nouvelle fois vu refuser une libération sous caution mardi.

L’action Pernod Ricard, a avancé de 0,94% à 140,00 euros. Le groupe, dont la gouvernance est critiquée par le fonds activiste américain Elliott, a confirmé mardi qu’il réunira mercredi son premier conseil d’administration de l’année.

Soitec a clôturé en tête du SBF 120, en hausse de 5,40% à 66,40 euros, dynamisé par l’envol de son chiffre d’affaires trimestriel de 53,7%.

pan/ef/LyS