La Bourse de Paris s’essouffle à mi-séance (-0,12%)

Crédit : stock.adobe.com

Publié le  à 0 h 0

La Bourse de Paris s’essouffle à mi-séance (-0,12%)

A 13H35 , l’indice CAC 40 perdait 5,99 points à 5.167,06 points, dans un volume d’échanges de 1,4 milliard d’euros. La veille, il avait fini en forte hausse de 1,53%.

Après des premiers pas dans le vert, la cote parisienne s’est ravisée dans la matinée.

La Bourse de New York se préparait pour sa part à ouvrir en légère baisse. Le contrat à terme sur l’indice vedette Dow Jones Industrial Average perdait0,25%, celui de l’indice élargi S&P 500 baissait de 0,29% tandis que celui du Nasdaq,à dominante technologique, reculait de 0,34%.

"L’indice CAC 40 tient enfin son rebond technique" et "les investisseurs ont le sentiment qu’ils doivent +monter dans le train+ au risque de rater la hausse s’ils restent sur le quai", a commenté dans une note Franklin Pichard, le directeur général de Kiplink Finance.

Le marché regagne un peu en confiance, aidée par les bons résultats de plusieurs poids lourds américains, "malgré le nouveau revirement de Theresa May et la chronique d’un échec annoncé au sommet européen aujourd’hui ou de l’Italie sur le budget qui devrait refaire surface prochainement", a poursuivi M. Pichard.

Toutefois, "les marchés restent fragiles et peuvent de nouveau chuter à tout moment si le risque politique s’accroît de nouveau", a noté Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

L’agenda de la séance était par ailleurs fourni alors que la Première ministre britannique Theresa May est attendue en fin d’après-midi à Bruxelles, en plein blocage des négociations, pour une courte intervention devant les dirigeants de l’Union européenne, avant que ces derniers ne se retrouvent entre eux pour un dîner à 27.

Le négociateur en chef de l’Union européenne (UE) Michel Barnier a proposé au Royaume-Uni de prolonger d’un an la période de transition qui suivra son départ de l’UE, afin de débloquer les négociations du Brexit.

Côté indicateurs, l’inflation au Royaume-Uni a ralenti à 2,4% en septembre sur un an, tirée vers le bas par les prix dans l’alimentaire.

En zone euro, l’inflation pour septembre a été confirmée à 2,1% sur un an.

Les mises en chantier de logements aux Etats-Unis pour septembre ainsi que la publication des dernières minutes de la Réserve fédérale américaine complèteront l’agenda.

- Danoneà la traîne -

Sur le front des valeurs, le secteur automobile se repliait après avoir bien progressé mardi alors que le marché automobile européen a chuté de 23,5% en septembre après une envolée en août.

Peugeot reculait de 3,05% à 20,99 euros alors que PSA (Peugeot, Citroën, DS, Opel, Vauxhall) a enregistré une baisse de ses immatriculations de 7,7% enseptembre, tout en prenant la première place devant Volkswagen.

Renault baissait pour sa part de 2,35% à 69,68 euros après que ses immatriculations ont chuté de 27%. Valeo cédait de son côté 1,73% à 32,42 euros, Faurecia 2,43% à 44,92 euros et Michelin 1,97% à 98,96 euros.

Danone fermait la marche du CAC 40 (-4,44% à 62,15 euros), pénalisé par une chute de 4,4% de son chiffre d’affaires au troisième trimestre 2018, à 6,2 milliards d’euros.

A l’inverse, les valeurs technologiques étaient dopées par le rebond du secteur aux Etats-Unis mardi : STMicroelectronics progressait de 3,51% à 15,33 euros tandis que Soitec s’appréciait de 4,08% à 62,55 euros.

Total grignotait 0,22% à 53,94 euros. Le géant pétrolier a annoncé mercredi la signature d’un accord avec le groupe indien Adani pour développer sa présence en Inde dans les secteurs du gaz naturel liquéfié (GNL) et de la distribution de carburants.

Esker gagnait 3,40% à 65,10 euros après avoir vu son activité une nouvelle fois tirée au troisième trimestre par ses activités dans le "cloud" qui génèrent désormais 87% de son activité.

GL Events montait de 3,43% à 19,30 euros après que la société a confirmé mardi ses prévisions pour l’année en cours, grâce au dynamisme de sa division spécialisée dans l’organisation de manifestations sportives qui compense l’atonie de ses autres métiers.

Neoen, pour son premier jour de cotation à la Bourse de Paris, prenait 1,2% à 17,7 euros. Le producteur d’énergies renouvelables a annoncé avoir levé 628 millions d’euros, le prix d’introduction ayant été fixé 16,50 euros, soit dans le bas de la fourchette qu’il avait établie.

jra/vac/ef/LyS