La Bourse de Paris s’essouffle (-0,34%), digérant une salve de résultats

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La Bourse de Paris s’essouffle (-0,34%), digérant une salve de résultats

A 09H48 , l’indice CAC 40 reculait de 18,04 points à 5.365,77 points. La veille, il avait fini en hausse de 0,42%.

Après avoir "tenté hier une sortie haussière, mais de nouveau sans volume", les marchés devraient suivre "outre la crise catalane et le sommet européen, les éventuelles fuites à l’issue de la rencontre prévue entre Donald Trump et Janet Yellen aujourd’hui", ont estimé dans une note les stratégistes du courtier Aurel BGC.

"Néanmoins, les sujets évoqués n’ont sans doute pas le potentiel" pour insuffler une tendance durable au marché, ont-ils complété.

Pour l’heure, la cote parisienne reprenait quelque peu ses esprits après avoir grappillé du terrain la veille, attentive aux nombreux rendez-vous du jour.

Les yeux des investisseurs seront en effet rivés sur la Catalogne ce matin, dont le président indépendantiste Carles Puigdemont doit répondre d’ici 10h00 locales (08h00 GMT) à l’ultimatum du gouvernement central, qui a promis de suspendre son autonomie s’il ne renonce pas à déclarer l’indépendance.

Par ailleurs, ce jeudi se tient également un sommet européen à Bruxelles, au cours duquel la Première ministre britannique Theresa May demandera à seshomologues de commencer à réfléchir à la future relation qui liera le Royaume-Uni et l’UE, malgré des progrès jugés insuffisants sur les conditions du divorce.

Enfin, la Chine était également à l’honneur avec l’ouverture mercredi du congrès quinquennal du Parti communiste chinois. Le pays a également ouvert la marche des indicateurs du jour en publiant une croissance en léger ralentissement au troisième trimestre, mais en restant au-delà de l’objectif fixé par Pékin pour 2017.

La production industrielle du pays a de son côté accéléré en septembre, progressant de 6,6% sur un an après s’être fortement essoufflée les mois précédents, tan1dis que les ventes de détail ont progressé de 10,3% le mois dernier.

Côté européen, les ventes au détail du Royaume-Uni pour le mois de septembre sont à l’agenda.

Les investisseurs prendront aussi connaissance dans l’après-midi aux Etats-Unis de l’activité industrielle dans la région de Philadelphie pour octobre et des demandes hebdomadaires d’allocation chômage.

- Publicis pénalisé -

Enfin, les nombreuses publications d’entreprises intervenues depuis la clôture de mercredi devraient contribuer à animer la cote.

De fait, Pernod Ricard s’appréciait de 2,45% à 125,20 euros après avoir publié un chiffre d’affaires en progression de 2% au premier trimestre de son exercice décalé 2017-18, à 2,3 milliards d’euros, freiné par un effet dechange négatif.

Carrefour progressait de 2,63% à 17,58 euros, profitant d’un chiffre d’affaires en hausse de 0,4%, à 21,859 milliards d’euros, au troisième trimestre, caractérisé par un repli de la France mais un dynamisme de l’Europe et de l’Amérique latine.

Publicis accusait en revanche le coup (-4,94% à 59,12 euros), pénalisé par la publication d’un chiffre d’affaires en recul de 2,2% pour le troisième trimestre, à 2,264 milliards d’euros, après d’importants effets de change.

Soitec bondissait pour sa part de 9,48% à 61,66 euros, soutenu par un chiffre d’affaires en hausse de 29% au deuxième trimestre de son exercice décalé 2017/2018 et par un relèvement de ses perspectives pour l’ensemble de l’année.

Amundi bénéficiait (+0,54% à 70,65 euros) quant à lui d’un début de suivi par Berenberg à "acheter".

GTT plongeait à l’inverse de 6,67% à 43,38 euros, lesté par une baisse de ses ventes sur les neuf premiers mois de 2017, même si le groupe a confirmé ses objectifs pour l’ensemble de l’exercice.

Thales reculait de 1,87% à 95,39 euros après avoir enregistré un repli de 2,9% de ses ventes au troisième trimestre, à 3 milliards d’euros, lié notamment à une baisse des commandes de satellites.

L’Oréal souffrait (-1,37% à 186,90 euros) après avoir vu sa recommandation abaissée à "neutre" contre "surperformer" auparavant par Crédit Suisse.

Vilmorin lâchait 3,85%à 79,02 euros malgré un bénéfice net annuel part du groupe ayant bondi de 46% en 2016-17 par rapport à l’exercice 2015-2016, à 86,9 millions d’euros.

Voltalia prenait à l’inverse 2,22% à 11,50 euros après une activité en forte progression au troisième trimestre grâce à la bonne performance de ses centrales au Brésil, qui devrait se poursuivre au dernier trimestre.

jra/fka/mcj

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