La Bourse de Paris revient à plus de prudence avant une réunion de la BCE (-0,04%)

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La Bourse de Paris revient à plus de prudence avant une réunion de la BCE (-0,04%)

A 09H13 , l’indice CAC 40 perdait 1,97 point à 5.284,60 points. La veille, il avait fini en hausse de 0,41%.

"La nervosité devrait encore monter d’un cran à deux jours de la réunion de la Banque Centrale Européenne (BCE)", ont estimé les experts de Mirabaud Securities Genève.

Cette réunion suscite beaucoup d’espoirs, du fait des nombreuses déclarations des responsables de l’institution ces derniers temps, évoquant l’idée d’une nouvelle salve de prêts à long terme (TLTRO), dans un climat économique dégradé.

"L’humeur a été assombrie" par les annonces chinoises, a également souligné Jasper Lawler, un analyste de London Capital Group.

La Chine a annoncé mardi un objectif de croissance économique compris entre 6% et 6,5% pour 2019, en très léger repli par rapport au score réalisé en 2018 (6,6%).

Visée par les sanctions commerciales des États-Unis, Pékin a pris acte du ralentissement attendu de son économie et a également annoncé une série de mesures de relance, dont une baisse des charges des entreprises et de la TVA.

Selon un indice indépendant publié juste après, la croissance des services s’est essoufflée le mois dernier, tombant à son plus bas niveau depuisquatre mois.

Parmi les autres indicateurs attendus au cours de la séance, la zone euro publiera ses chiffres de commerce de détail en janvier, et les États-Unis leur indice d’activité dans les services (ISM) pour février.

Une audition du gouverneur de la Banque d’AngleterreMark Carney devant la Commission des Affaires économiques de la Chambre des Lords est également à l’agenda.

A moins d’un mois de la date prévue pour le Brexit, les négociateurs britanniques et de l’UE se retrouveront à Bruxelles, afin de tenter de trouver un compromis susceptible deconvaincre le Parlement britannique de voter l’accord de divorce et éviter le choc d’une séparation brutale.

- Eurofins mal accueilli -

En matière de valeurs, Eurofins s’enfonçait de 6,48% à 372,40 euros, souffrant notamment de craintes autour de sa dette, après des résultats 2018 en hausse.

ADP évoluait à l’équilibre (+0,06% à 172,10 euros) alors sept départements d’Ile-de-France sont candidats à entrer au capital dugestionnaire des aéroports parisiens ADP, objet d’un projet de privatisation, à hauteur de 29,9% au côté de la société française d’investissements Ardian, selon Les Echos.

Vilmorin perdait 1,37% à 57,60 euros, pénalisé par une perte nette de 39,6 millions d’euros au premier semestre, plus importante que l’an passé (+1,5%), malgré une amélioration de son chiffre d’affaires à 460,4 millions d’euros due à la bonne tenue des semences de grandes cultures, dont le colza et le soja.

Renault reculait de 0,48% à 60,04 euros. Le tribunal de Tokyo a annoncé mardi qu’il acceptait la mise en liberté sous caution de l’ancien PDG des constructeurs automobiles Nissan et Renault Carlos Ghosn. Le procureur a aussitôt fait appel de cette décision.

Orange était fragilisé (-0,11% à 13,30 euros), tout comme Iliad (-3,11% à 90,40 euros) par l’abaissement deleur recommandation à "neutre" par Barclays.

Total bénéficiait (+0,54% à 50,64 euros) de la signature de l’accord "définitif" lui octroyant une prise de participation de 10% dans le projet de gaz naturel liquéfié du russe Novatek, Arctic LNG 2, estimé à plus de 20 milliards de dollars.

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