La Bourse de Paris retourne à la réalité géopolitique (-0,15%)

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La Bourse de Paris retourne à la réalité géopolitique (-0,15%)

A 10H02 , l’indice CAC 40 perdait 7,93 points à 5.217,42 points. La veille, la cote parisienne avait fini en légèrebaisse de 0,26% à 5.225,35 points.

"Le fait qu’il reste un travail considérable à faire pour que les Etats-Unis et la Chine aboutissent à un accord, et qu’il y ait une nouvelle preuve de ralentissement de l’activité économique en Chine ne donne pas lieu de se réjouir", indique Jasper Lawler, analyste chez London Capital Group.

Le principal négociateur américain Robert Lighthizer a freiné l’optimisme des investisseurs quant aux négociations commerciales entre Washington et Pékin en affirmant qu’il y avait "encore beaucoup à faire avant qu’un accord puisse êtrenoué" avec la Chine même si de "réels progrès" ont été réalisés

En outre, l’activité manufacturière en Chine est tombée en février à son plus bas niveau depuis trois ans, ce qui confirme le ralentissement de la deuxième économie mondiale.

Par ailleurs, Kim Jong Un a évoqué jeudi à Hanoï la perspective d’un bureau de liaison américain en Corée du Nord, qui pourrait être une première étape dans la normalisation diplomatique entre deux pays. Mais aucun accord n’a été signé entre les présidents nord-coréen et américain sur l’épineux dossier de la dénucléarisation du pays reclus.

"Plus que l’échec des discussions entre Donald Trump et Kim Jong Un (...) c’est peut-être davantage les statistiques décevantes publiées ce matin en Chine et au Japon dont il faut se méfier en Europe", souligne Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC.

Autre sujet de préoccupation, "l’escalade des tensions à la frontière entre l’Inde et le Pakistan constitue une autre friction géopolitique que les investisseurs ont dans leur radar", souligne Jasper Lawler.

Face à une avalanche de chiffres macro et microéconomiques, les investisseurs ont pris connaissance de la confirmation d’une croissance de 1,5% en France en 2018 et de 0,3% au quatrième trimestre 2018. Cependant, le ministre des Finances Bruno Le Maire a relevé jeudi son estimation du coût économique de la crise des "gilets jaunes" à 0,2 point de croissance trimestriel, contre 0,1 point auparavant.

La hausse des prix à la consommation a légèrement accéléré en février, à 1,3% sur un an, et la consommation des ménages en biens a rebondi de 1,2% en janvier.

Les investisseurs analyseront aussi les chiffres provisoires de l’inflation de février en Allemagne et ceux, très attendus, de la première estimation de la croissance pour le dernier trimestre 2018 aux Etats-Unis.

- Altran bondit -

Air France-KLM continuait de reculer (-2,05%à 11,01 euros) après l’irruption de l’Etat néerlandais au capital du groupe aérien.

Altran grimpait de 13,68% à 9,85 euros grâce à son désendettement.

Engie descendait de 2,55% à 13,55 euros après l’annonce d’un nouveau plan stratégique pour 2019-2021 prévoyant notamment la sortie d’une vingtaine de pays et 6 milliards d’euros de cessions d’actifs.

SEB avançait de 2,13% à 143,80 euros après l’annonce d’un bénéfice net 2018 supérieur aux attentes.

Total se repliait de 0,54% à 49,75 euros. Le directeur général de de Total Exploration et Production Guyane Française (TEPGF) a confirmé à l’AFP la fin "des opérations de forage" exploratoires débutées mi-décembre au large de la Guyane, faute de résultat.

Carrefour progressait de 1,57% à 17,83 euros après le relèvement à la hausse de certains des objectifs de sonplan de transformation d’ici 2022.

Dassault Aviation prenait 4,71% à 1.466 euros, le bénéfice net ayant reculé de 9% en 2018, à 572,8 millions d’euros.

Ipsos grimpait de 2,75% à 22,40 euros grâce à la prévision d’une marge opérationnelle annuelle "plus élevée qu’en 2018".

Eiffage réagissait peu (+0,66% à 84,80 euros) au bond de 15% de son bénéfice net annuel, dépassant les attentes.

Nexity grappillait 0,37% à 43,36 euros alors que le géant immobilier s’ouvre à l’immobilier commercial en prenant une participation de 71% dans Accessite.

Bureau Veritas s’arrogeait 3,46% à 20,21 euros après un bénéfice net 2018 en hausse de 8% à 332,5 millions d’euros.

Technicolor lâchait 4,78% à 0,95 euro, après la fin de "prévisions chiffrées spécifiques pour l’année ou les suivantes".

Genfit s’octroyait 3,79% à 20,70 euros, la biotech française ayant entamé les démarches préliminaires à son introduction en bourse sur le Nasdaq.

pan/soe/nth