La Bourse de Paris reste prudente (-0,13%) face aux difficultés de Trump

Crédit : stock.adobe.com

Publié le  à 0 h 0

La Bourse de Paris reste prudente (-0,13%) face aux difficultés de Trump

A 09H36 , l’indice CAC 40 perdait 6,98 points à 5.310,91 points. La veille, il avait fini en net recul de 1,63%.

"Les déboires et des nuages qui s’accumulent au-dessus du président Donald Trump" pèsent sur les indices européens, ont souligné les experts de Mirabaud Securities Genève.

Selon eux, "ce dernier se doit de calmer et clarifier la situation avant qu’une (réelle) panique ne prenne place sur les marchés".

Les marchés boursiers ont nettement accusé le coup mercredi après la publication d’un article du New York Times mardi soir, selon lequel M. Trump aurait demandé à la mi-février au directeur du FBI James Comey, qu’il a limogé avec fracas la semaine dernière, de mettre un terme aux investigations visant Michael Flynn, son ancien conseiller à la sécurité nationale.

Pour les analystes de Aurel BGC, il est toutefois "difficile de considérer que la chute des marchés sera durable".

"La destitution d’un président américain est une procédure extrêmement lourde. D’ailleurs, aucun président n’a jamais été destitué (Nixon avait démissionné)", ont-ils développé.

Et selon eux, les investisseurs ont intégré le fait que "l’agenda de réformes de Donald Trump était déjà fortement compromis avant même la dernière séquence politique".

"Sur les marchés européens, la baisse" enregistrée mercredi est toutefois "salutaire" au vu de la montée rapide des indices ces derniers temps, ont-ils estimé.

Du côté des indicateurs, lespublications sont concentrées aux Etats-Unis avec les demandes hebdomadaires d’allocation chômage et l’indicateur composite de l’activité économique en avril (Conference Board).

Les investisseurs prendront par ailleurs connaissance du compte-rendu de la dernière réunion de la Banquecentrale européenne.

- EDF se redresse -

Sur le terrain des valeurs, Elis perdait 2,70%à 19,45 euros dans la foulée de l’annonce de son intention de racheter son concurrent britannique Berendsen, valorisé 2 milliards de livres sterling (environ 2,4 milliards d’euros) hors dette, pour "créer un leader pan-européen" du secteur.

EDF retrouvait par contre des couleurs (+1,55% à 8,98 euros) après avoir chuté de plus de 6% la veille après l’annonce de la nomination de Nicolas Hulot comme ministre de la Transition écologique.

Iliad reculait de 0,36% à 232,60 euros alors que la maison mère de l’opérateur de télécommunications Free, a annoncé une hausse de 7% de son chiffre d’affaires au premier trimestre, à 1,22 milliard d’euros, portée par la croissance de son activité de téléphonie mobile.

AB Science s’enfonçait de 6,30% à 11 euros, pénalisée par la réception d’un avis négatif d’un comité de l’Agence européenne du médicament (EMA) à sa demande d’autorisation de son candidat-médicament masitinib, une nouvelle prévisible après la suspension de ses essais cliniques en France.

Air France-KLM perdait 1,45% à 9,02 euros. Le conseil du SNPL d’Air France, syndicat majoritaire chez les pilotes, a annoncé qu’il allait "retourner vers la direction" pour demander des "clarifications" sur certains points du projet "Boost" de compagnie à coûts réduits, réfutant toute volonté de "rouvrir une négociation".

GTT montait de 0,95% à 35,24 euros, soutenue par l’annonce d’une commande pour l’équipement de deux nouveaux méthaniers, signe d’un début de reprise du secteur, selon son PDG.

abx/fka/pau

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?
Votre message

Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.