La Bourse de Paris reste atone (-0,05%), après la déception sucitée par la BCE

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A 09H26 , l’indice CAC 40 perdait 2,52 points à 4.727,69 points. La veille, l’indiceavait fini en fort recul de 3,58%, à l’instar de l’ensemble de ses voisines européennes.

"Les marchés européens ont bu la tasse hier" et la question est de savoir si le mouvement de vente généré par la BCE "est l’affaire d’une journée ou si cela peut se transformer en épisode plussinistre", a estimé Chris Weston, responsable de la stratégie marchés de IG.

"Mais c’est généralement le résultat quand les promesses sont trop élevées alors que nous sommes plus habitués, en tant que traders, à des marchés actions qui décollent après les interventions" du président de la Banque centrale européenne, a-t-il ajouté.

La BCE a annoncé jeudi une baisse de son taux de dépôt, avant d’annoncer un renforcement de son programme de rachats massifs de dette, sous forme d’une extension de sa durée et d’un élargissement de la palette de titres qu’elle peut acheter.

Ces annonces ont fait décoller l’euro et mis en berne tous les marchés qui avaient spéculé sur un geste plus important.

"Les indices se sont +réajustés+ par rapport aux anticipations qui avaient eu lieu auparavant et non à la suite de l’analyse fondamentale" du contenu de la décision, or il y a "des éléments positifs dans l’intervention de Mario Draghi, ne l’oublions pas", a souligné pour sa part John Plassard.

Les marchés auront encore matière à réflexion aujourd’hui, avec le très attendu rapport mensuel sur l’emploi américain,toujours particulièrement scruté car il est également très pris en compte par la Réserve fédérale américaine pour prendre ses décisions de politique monétaire.

Les créations d’emplois avaient créé la surprise en octobre avec un bond bien plus important que prévu à 271.000 nouveaux emplois nets permettant au taux de chômage de reculer encore, à 5,0%.

"Après la déception suscitée par la BCE, le marché va maintenant devoir patienter avant le prochain FOMC (comité de politique monétaire de la Fed, ndlr), ce qui peut entraîner un peu de volatilité", ontobservé les stratégistes de Aurel BGC.

Avant cet indicateur clé, les banques centrales françaises et allemandes ont publié leurs prévisions de croissance. La Banque de France a maintenu la sienne pour la France en 2015, mais a revu à la baisse ses projections pour 2016 et pour 2017.La Bundesbank, a relevé sa prévision en 2017, mais a maintenu inchangées celles pour 2015 et 2016.

L’Allemagne a aussi publié ses commandes industrielles en octobre en hausse de 1,8% sur un mois, après un repli en septembre.

Aux États-Unis, outre l’emploi en novembre, leschiffres du commerce extérieur en octobre sont au programme.

La journée sera également marquée par une réunion ministérielle de l’Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole), dans un contexte de prix bas.

Sur le terrain des valeurs, Axa profitait à plein (+3,72%à 25,35 euros) de l’annonce d’une réévaluation de sa politique de distribution de dividende et du fait que l’entrée en vigueur du nouveau cadre réglementaire de l’assurance, Solvabilité II, lui permettrait d’augmenter ses flux de trésorerie (cash flows) opérationnels de 500 millions d’eurospar an.

Numericable-SFR montait de 0,85% à 38,93 euros, dans la foulée de l’annonce par sa maison-mère, Altice, propriété de l’homme d’affaires Patrick Drahi, et Alain Weill, fondateur du groupe de médias NextRadioTV, de leur intention de racheter l’ensemble du capital de NextRadioTV(+0,93% à 36,81 euros).

Le reste du secteur des télécoms était mal orienté, Bouygues baissant de 0,77% à 34,37 euros, Iliad -0,74% à 207,20 euros. Orange refluait aussi de 0,48% à 15,63 euros, en dépit de l’obtention en partenariat avec Vodafone des droits télévisés de la ligue espagnole de football sur trois saisons (2016-2019).

Technip prenait 0,50% à 47,44 euros soutenu par l’annonce d’un contrat afin de fournir des fours pour l’usine d’éthylène du groupe tchèque Unipetrol en République tchèque.

Eiffage perdait 0,54% à 57,07 euros. Benoît de Ruffray, directeur général d’une filiale de Vinci Construction, devrait prendre la tête du numéro trois français du BTP, dont le PDG Pierre Berger est brutalement décédé fin octobre, selon une source proche du dossier, confirmant une information de L’Obs.

Vivendi reculait de 0,66% à 19,59 après avoir réaffirmé ne pas avoir l’intention de prendre le contrôle ou de fusionner avec Telecom Italia, l’opérateur historique italien dont il détient plus de 20% du capital.

Elior bénéficiait (+2,40% à 18,32 euros) d’un début de suivi par Citi avec une recommandation à l’achat.

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