La Bourse de Paris reste pusillanime (-0,26%), manque de visibilité

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La Bourse de Paris reste pusillanime (-0,26%), manque de visibilité

A 09H42 , l’indice CAC 40 perdait 13,28 pointsà 4.840,42 points. Vendredi, il avait fini en net repli (-0,88%) à 4.853,70 points.

"Les investisseurs vont s’intéresser au chiffre de l’inflation en zone euro (...)", indique Jasper Lawler, analyste pour London Capital Group.

La Banque centrale européenne a délivré jeudiun message nuancé sur la conjoncture, assombrissant les perspectives de croissance mais s’est montrée optimiste sur l’évolution de l’inflation.

Les chiffres provisoires de l’inflation en zone euro publiés fin novembre faisaient état d’un ralentissement de la hausse des prix en novembre, s’établissant à à 2%, un chiffre conforme à l’objectif fixé par la BCE et aux attentes des analystes interrogés par le fournisseur de services financiers Factset.

"Avant la Réserve fédérale américaine mercredi et le discours du président chinois Xi Jinping mardi, la séances’annonce relativement calme" sur le plan macroéconomique, selon les analystes du courtier Aurel BCG.

Mais "les investisseurs auront toutefois du mal à faire l’impasse sur les thématiques qui agitent de plus en plus les marchés ces dernières semaines, de la guerre froide économique sino-américaine au Brexit, en passant par le budget italien", estiment-ils.

L’Europe est confrontée à plusieurs difficultés politiques.

En Italie, les négociations entre le gouvernement et la Commission européenne sur la loi budgétaire sont toujours en cours.

Legouvernement italien a proposé mercredi de ramener son déficit public à 2,04% du PIB en 2019, au lieu de 2,4%, dans l’espoir de mettre fin au bras de fer sur son budget avec l’UE et d’échapper à une procédure d’infraction. Mais le commissaire européen Pierre Moscovici a jugé cet effort insuffisant.

Autre impasse, "le Brexit est encore au programme et le gouvernement semble divisé sur les possibles issues. L’accord de Theresa May est impopulaire, tout comme l’idée d’un +non-accord+ ou d’un second référendum", note aussi David Madden, analyste chez CMC Markets.

Enmême temps, "en France, il est clair que les protestations ont des répercussions économiques négatives", souligne l’analyste.

Le déficit devrait se creuser légèrement en 2019 et atteindre 3,2% du Produit intérieur brut en tenant compte des mesures prises face à la crise des gilets jaunes, a annoncé le Premier ministre Edouard Philippe dans un entretien au quotidien Les Echos.

Par ailleurs, les doutes entourant les relations commerciales entre Washington et Pékin persistent.

Il y a deux semaines, le président américain et son homologue chinois ont décrété une trêve dans la guerre commerciale qu’ils se livrent depuis des mois. Washington et Pékin se sont donné jusqu’au 1er mars pour négocier un accord commercial faute de quoi le conflit entre les deux puissances repartira de plus belle.

Outre les chiffres de l’inflation en zone euro, les investisseurs surveilleront des statistiques concernant l’immobilier aux Etats-Unis, l’indice d’activité industrielle de la région de New York et le commerce extérieur italien en octobre.

Sur le plan des valeurs, Renault gagnait 0,65% à 56,00 euros tandis que le groupe automobile japonais Nissan devait réunir lundi son conseil d’administration pour, officiellement, nommer un remplaçant à son président déchu Carlos Ghosn.

Le titre Vinci évoluait à l’équilibre (-0,03% à 73,54 euros), après avoir évalué à "plusieurs dizaines de millions d’euros" le montant des dégâts commis sur l’ensemble de son réseau autoroutier lors des manifestations des "gilets jaunes" depuis un mois.

L’action Engie avançait de 0,46% à 12,97 euros après que le gouvernement lui a demandé de prendre des mesures pour éviter une augmentation de ses tarifs réglementés jusqu’à la fin du mois de juin 2019.

Les valeurs pétrolières se repliaient : TechnipFMC (-3,64% à 17,72 euros) et CGG (-2,70% à 1,12 euro).

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