La Bourse de Paris résiste envers et contre tout (+0,27%)

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La Bourse de Paris résiste envers et contre tout (+0,27%)

L’indice CAC 40 a gagné 13,84 points à 5.135,28 points, un plus haut en clôture depuis le 10 août 2015, dans un volume d’échanges modéré de 3,02 milliards d’euros. La veille, l’indice avait fini en hausse de 0,58%.

La cote parisienne, qui a débuté dans le rouge sur fond d’interrogations concernant la diplomatie internationale et après des indicateurs européens en demi-teinte, a ensuite oscillé autour de l’équilibre, reprenant finalement des couleurs après l’ouverture des échanges américains.

"L’Europe regarde toujours les Etats-Unis", a souligné auprès de l’AFP Alexandre Baradez, un analyste de IG France.

Si la cote parisienne a un peu pâti en début de séance en raison "des chiffres sur la production en France" et de ceux sur les importations en Allemagne, "qui n’étaient pas terribles", elle a ensuite suivi de près l’évolution de Wall Street, cette dernière se montrant elle-même hésitante, a estimé l’analyste.

Cette forme de stabilité reste toutefois surprenante selon lui, alors que les événements géopolitiques ainsi que les incertitudes autour de l’élection présidentielle française devraient entraîner des mouvements plus marqués.

"Il n’y apas de volatilité forte sur le marché malgré un environnement géopolitique qui commence à se tendre, une administration Trump qui pour l’instant n’arrive pas à faire passer ses réformes, et malgré une Réserve fédérale américaine qui avec ses minutes s’est montrée quand même plusagressive que ce que le marché attendait", a résumé M. Baradez.

Le risque géopolitique a en effet brutalement refait surface jeudi soir quand les Etats-Unis ont tiré des dizaines de missiles de croisière contre une base aérienne du régime syrien, en réponse à une attaque chimique présumée de l’armée syrienne.

- EDF monte -

Même la publication du très attendu rapport mensuel sur l’emploi américain, aux données pourtant mitigées (avec un recul du taux de chômage à 4,5% mais des créations d’emplois en ralentissement et inférieures aux attentes, n’a pas ébranlé outre mesure les marchés.

L’Allemagne afait état d’une hausse de sa production industrielle de 2,2% sur un mois en février, alors que les analystes escomptaient un repli, et d’une progression de son excédent commercial.

En France en revanche, la production industrielle a fortement reculé en février par rapport au mois précédent, de 1,6% tandis que celle du Royaume-Uni s’est repliée de 0,7%.

Sur le front des valeurs, EDF a gagné 1,57% à 8,00 euros, après le relèvement de sa recommandation à "surpondérer" par JPMorgan. La ministre de l’Energie Ségolène Royal a assuré vendredi que le décret permettant l’arrêt de Fessenheim "sera pris" avant la fin du quinquennat, en dépit du délai obtenu la veille par EDF pour avancer vers la fermeture de la plus vieille centrale nucléaire française.

Carrefour a en revanche souffert (-2,80% à 21,04 euros) d’un abaissement de sa recommandationà "vendre".

Air France a pâti également (-1,93% à 6,95 euros) alors que les stewards, hôtesses et personnels au sol de Hop !, sa filiale régionale, étaient massivement en grève vendredi, entraînant des dizaines d’annulations de vols.

jra/fpo/aro

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