La Bourse de Paris reprend son souffle (-0,56%) avec une réunion de la Fed en vue

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A 12H00 , l’indice perdait 28,35 points à 5.032,81 points, dans un volume d’échanges de 1,2 milliard d’euros. La veille, il avait fini en hausse de 1,01%, à son plus haut niveau en clôture depuis le 20 mai 2008.

"Le marché attend la Fed pour savoir si le jeu de patience va s’achever ou se prolonger et quelle va être la sémantique adoptée par sa présidente, Janet Yellen ", a souligné Xavier de Villepion, un vendeur d’actions de HPC.

La réunion mensuelle du Comité de politique monétaire (FOMC) de la Réserve fédérale américaine débute aujourd’hui. Sa conclusion prévue mercredi, après la fermeture des marchés européens est extrêmement attendue.

L’interrogation centrale pour les investisseurs reste de savoir si la Fed va continuer à se montrer "patiente" avant d’envisager de relever ses taux d’intérêt.

La cote parisienne n’en reste pas moins "à des niveaux records", même si elle opte aujourd’hui logiquementpour "un peu de respiration et un peu de calme", a complété M. de Villepion.

Les marchés européens ne cessent en effet de gravir la pente sous l’effet du plan d’ampleur historique de rachats d’actifs par le Banque centrale européenne annoncé le 22 janvier et lancé effectivement le 9mars.

"La tentation de prendre des bénéfices est élevée, mais si une leçon doit être retenue de la performance des actions américaines sous l’effet" du programme d’assouplissement monétaire américain, "c’est celle que des records (à la hausse) risquent d’être encore battus", aobservé Stan Shamu, un analyste de IG.

Du côté des indicateurs, la principal statistique du jour, à savoir le baromètre de la confiance des milieux financiers allemands, a poursuivi en mars sa progression, pour le cinquième mois d’affilée, atteignant son niveau le plus élevé depuis plus d’un an.

Les prix en zone euro ont pour leur part continué de diminuer en février de 0,3% sur un an contre un repli de 0,6% le mois précédent.

Aux Etats-Unis, les mises en chantier de logements en février sont encore attendues.

Sur le terrain des valeurs, Orange perdait 2,86% à 14,93 euros après avoir annoncé l’injection de 15 milliards d’euros entre 2015 et 2018 dans ses réseaux et la multiplication par trois en France de ses investissements dans la fibre d’ici à 2020, afin d’offrir à chaque client "une expérience incomparable".

Les deux constructeurs automobiles Renault (-2,97% à 87,33 euros) et Peugeot (-6,00% à 15,58 euros) faisaient les frais de prises de bénéfices après un très beau parcours boursier depuis le début de l’année, ne profitant pas d’immatriculations en hausse en février pour le premier et stables pourle second.

Supersonic Imagie baissait de 3,38% à 8,28 euros dans la foulée de l’annonce d’une réduction de ses pertes en 2014, année marquée par son introduction en Bourse et une forte croissance de ses ventes.

Virbac décrochait de 9,91% à 229,65 euros, pénalisé par l’annonce de probables pertes au premier trimestre après une bonne année 2014 soutenue par la croissance des ventes.

Eurazeo perdait 1,00% à 66,33 euros alors que la société d’investissement est repassée dans le rouge en 2014, avec une perte nette de 89 millions d’euros liée à des charges non récurrentes et à l’absence de plus-values de cessions significatives.

Valneva s’élevait de 4,81% à 4,58 euros, profitant de la cession d’une licence mondiale exclusive à la société chinoise Jianshun Biosciences, pour la commercialisation d’un procédé de production de vaccins sur culture cellulaire.

Montupet plongeait de 6,20% à 69,46 euros, souffrant de la publication de résultats en dessous des attentes pour 2014.

abx/fka/vm

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