La Bourse de Paris repart de l’avant (+0,44%)

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La Bourse de Paris repart de l’avant (+0,44%)

A 09H50, l’indice CAC 40 gagnait 22,01 points à 5.031,53 points. Jeudi, il a terminé en repli de 0,44%, au terme d’une journée dans l’ensembleen forte hausse.

Après avoir gagné près de 200 points en moins de deux séances, le CAC a subi des prises de bénéfices pour retomber au niveau des 5.000 points, autour duquel il oscille depuis plusieurs mois.

La chute de Wall Street est venue "casser le rebond européen",note Tangi Le Liboux, analyste pour le courtier Aurel BGC. Le Dow Jones s’est enfoncé de 2,78%, le Nasdaq de 4,96% et l’indice élargi S&P 500 de 3,51% .

La correction est notamment venue des valeurs technologiques du Nasdaq qui sont les principaux moteurs du rebond des marchés. Apple a ainsi dévissé de plus de 8%.

"A ce stade, la probabilité est grande qu’il ne s’agisse que d’un trou d’air et non pas le début d’une tendance baissière", explique M. Le Liboux. Le spécialiste pointe à la fois l’absence d’un catalyseur pour expliquer le retournement et la "relative sérénité des autres places financières, avec une baisse "modérée" en Europe et en Asie.

"-" Rapport sur l’emploi américain -

Les prises de bénéfices sont aussi intervenues à l’approche d’un week-end de trois jours aux Etats-Unis, où Wall Street sera fermée lundi, et tandis que les rapports sur l’emploi et le taux de chômage aux Etats-Unis sont attendus en début d’après-midi en Europe.

Ce rendez-vous mensuel est toujours scruté par les marchés et permettra de jauger avec plus de précision la vigueur de la reprise américaine. Les analystes tablent sur un taux de 9,8%, en repli face au 10,2% de juillet.

"Un rapport solide sur l’emploi donnerait plus de poids à l’argument de la poursuite de la repriseéconomique" estime David Madden. Mais même un chiffre décevant "pourrait mettre la pression sur les élus républicains du Congrès pour trouver un compromis avec les démocrates sur le plan de relance", initialement anticipé pour la fin juillet et dont les négociations sont toujours à l’arrêt.

Au niveau des valeurs, les entreprises les plus sensibles à la conjoncture, et les plus pénalisées par la crise, revenaient sur le devant du CAC 40.

C’était le cas des bancaires, avec Société Générale qui gagnait 4% à 13,47 euros, mais aussi de l’automobile, avec Renault en progression de 3,55% à 24,23 euros.

Worldline rebondissait de 1,48% 78,12 euros après sa forte chute de jeudi.

De l’autre côté de l’indice, Pernord Ricard perdait 1,68% à 143,20 euros, souffrant d’une baisse de la recommandation à "neutre" de City.