La Bourse de Paris repart de l’avant avant la Fed (+0,80%)

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 La Bourse de Paris repart de l’avant avant la Fed (+0,80%)

A 09H40 , l’indice CAC 40 gagnait 70,71 points à 5.135,71 points. La veille, il avait fini en recul de 1,55%. "La séance du jour sera une journée d’attente pour les marchés européens, avant les conclusions" du comité de politique monétaire de la FED ce soir, a souligné Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC.
"Les marchés n’attendent pas de nouvelles mesures", mais la banque centrale américaine "doit dévoiler ses nouvelles prévisions économiques" et son président, "Jerome Powell devrait promettre le maintien d’une politique monétaire très accommodante aussi longtemps que nécessaire", a-t-il complété.
Cette réunion sera la première depuis l’amorce du déconfinement aux Etats-Unis, ce qui rendra l’analyse de la situation par l’institution monétaire d’autant plus scrutée.
La Fed a mis en place des soutiens massifs pour lutter contre les effets de la pandémie. "La Réserve Fédérale est allée très loin, très rapidement", juge Alexandre Baradez, Responsable Analyses Marchés chez IG France.

 Aucune annonce particulière de la FED, c’est possible

L’économie américaine montre des signes de frémissement, qui pourraient inciter l’institution à ne pas amplifier ses mesures : le taux de chômage a baissé en mai, retombant à 13,3% quand les analystes le voyaient grimper à près de 20%, un niveau dignede la Grande Dépression des années 1930. Pour Alexandre Baradez, "il est possible que la Fed n’annonce rien de réellement nouveau mercredi soir", ce qui induit "un risque de +déception+ potentielle pour les marchés." Du côté des indicateurs, l’inflation en Chine a de nouveau ralenti en mai pour retrouver un niveau comparable à celui de début 2019, à 2,4%. Elle avait connu une hausse record en début d’année 2020 notamment en raison de la désorganisation des réseaux de distribution pendant le confinement.

 Pire crise depuis 150 ans pour l’OCDE

L’OCDE doit publier mercredi ses perspectiveséconomiques, alors que lundi la Banque mondiale avait anticipé une contraction de 5,2% de l’économie mondiale en 2020, soit la pire crise depuis 150 ans. Cette annonce avait participé au mouvement de baisse du début de semaine. La période où "les marchés ont été immunisés contre les annonces économiques catastrophiques" s’est en partie terminée, estime David Madden, analyste de CMC Markets

Le déconfinement s’est réalisé sans remontée de l’épidémie et, selon lui, "si cette tendance continue, il est probable que nous verrons une hausse de l’activité économique avec la reprise des entreprises."

Les valeurs affaiblies en début de semaine, reprenaient des couleurs, à l’instar d’Airbus, en tête de l’indice CAC 40, qui gagnait 2,58% à 77,62 euros.
Les valeurs bancaires en profitaient également : Crédit agricole progressait de 2,58% à 8,92 euros, Société générale de 1,75% à 16,76 euros et BNP Paribas de 1,89% à 38,88 euros.
L’automobile s’élevait aussi : Renault montait de 1,71% à 25,94 euros, Peugeot 1,29% à 14,94 euros et Valeo 1,72% à 24,28 euros.