La Bourse de Paris renoue avec la prudence avec la baisse du pétrole (-0,42%)

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A 09H20 , l’indice CAC 40 perdait 18,15 points à 4.338,66 points. La veille, il avait pris 1,05%.

Le marché renouait avec la prudence à l’entame de cette nouvelle séance, se calant toujours sur l’évolution des prix du pétrole.

"Le pétrole continue de donner le ton sur les marchés avant la Fed", résume Michael Hewson, analyste chez CMC Markets.

Les cours du pétrole sont repartis à la baisse dans les échanges asiatiques, les préoccupations quant à l’excès d’offre reprenant le dessus après les spéculations des investisseurs sur d’éventuelles mesures pour limiter l’abondance d’or noir.

Après avoir chuté au plus bas depuis 2003, le marché pétrolier évolue de manière erratique depuis la fin de la semaine dernière.

Pour le courtier Aurel BGC, "cette séance sera indécise jusqu’à 16h30, heure à laquelle sont publiées les statistiques des stocks hebdomadaires de brut, d’essence et de produits distillés américains".

Elles permettront de "vérifier l’état de la production de brut nord-américaine, qui reste stable depuis des semaines", selon lui.

Tout en restant attentifs au pétrole, les marchés vont progressivement tourner leur regard vers la réunion de deux jours de laRéserve fédérale américaine (Fed) qui s’achève après la clôture européenne.

Le communiqué est attendu vers 20H00 et ne sera pas accompagné d’une conférence de presse de la présidente de la Fed Janet Yellen, ni de la publication de nouvelles prévisions économiques.

Cette réunion est la première depuis le relèvement historique de ses taux d’intérêt en décembre, mais les marchés s’attendent à un statu quo voire à un discours accommodant compte tenu des perturbations depuis le début de l’année.

"La journée devrait être de transition, avantl’interprétation du contenu du communiqué de la Fed", relèvent les stratégistes chez Crédit Mutuel-CIC.

Selon eux, "la mission pour la Fed est compliquée : trop prudente, elle entretiendrait les craintes quant à la croissance ; trop volontariste à normaliser la politique monétaire,elle ferait craindre une accélération du ralentissement économique perceptible au quatrième trimestre".

La tâche est difficile pour la Fed, engagée dans un resserrement monétaire au moment où la chute des matières premières pèse sur l’inflation et engendre de fortes perturbations sur les places financières.

Dans le même temps, les derniers indicateurs américains vont plutôt dans le bon sens, comme l’a montré la veille le moral des ménages. Le marché surveillera d’ailleurs dans la journée les ventes de logements neufs pour décembre.

Parmi les valeurs, STMicroelectronics bondissait (+5,57% à 6,35 euros) après la publication de résultats annuels sans mauvaise surprise et l’annonce de l’arrêt du développement de nouveaux décodeurs numériques.

Plusieurs recommandations d’analystes animaient le marché.

Orange profitait (+1,70% à 16,13 euros) d’une note favorable de Morgan Stanley qui reprend le suivi de la valeur à "surpondérer".

Alstom bénéficiait (+0,67% à 24,00 euros) d’un relèvement de recommandation de "conserver" à "acheter" par Kepler Cheuvreux.

Le secteur des matières premières était pénalisé par le repli du pétrole. Technip perdait 1,79% à 39,72 euros, Total 1,89% à 38,90 euros, ArcelorMittal 2,73% à 3,49 euros et Aperam 1,33% à 29,00 euros.

Les valeurs de la chimie souffraient alors que l’allemand BASF, numéro un mondial, a fait part mercredi d’unechute de 18,4% de son bénéfice opérationnel en 2015. Arkema lâchait 1,90% à 56,90 euros et Solvay 2,62% à 75,82 euros.

EDF perdait 1,63% à 11,80 euros. Le plan de sauvetage d’Areva (stable à 3,85 euros) devrait entrer dans le vif ce mercredi, avec l’officialisation d’une offre dugéant de l’énergie sur son activité réacteurs et une réunion à la tête de l’Etat qui pourrait chiffrer la recapitalisation de l’ex-fleuron français du nucléaire.

Solucom était recherché (+5,89% à 68,00 euros). Le groupe a révisé à la hausse sa prévision de chiffre d’affaires annuel, après avoir déjà engrangé une croissance de 25% sur les neuf premiers mois de son exercice 2015-2016, à l’heure du rachat des activités européennes de son homologue Kurt Salmon.

jbo/fpo/mcj

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