La Bourse de Paris remonte la pente (+1,35%), soutenue par Wall Street

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La Bourse de Paris remonte la pente (+1,35%), soutenue par Wall Street

L’indice CAC 40 a progressé de 63,82 points pour terminer à 4.806,20 points, dans un volume d’échanges limité de 3,9 milliards d’euros. La veille, il avait fini en recul de 1,47%.

La cote parisienne, après de premiers pas dans le vert, a accéléré la cadence en milieu de journée, allant jusqu’à prendre plus de 2% avant de se raviser quelque peu.

"Il y a toujours beaucoup de brouillard et d’incertitudes sur la question britannique, ce qui n’empêche pas le marché de rebondir", a souligné auprès de l’AFP Alexandre Baradez, un analyste de IG France.

Le flou autour du Brexit était en effet loin d’être dissipé après le report sine die du vote sur l’accord négocié de sortie de l’Union européenne devant le Parlement britannique.

Mais en réalité, le marché s’est surtout repris grâce à la "nouvelle selon laquelle la Chine allait potentiellement baisser les tarifs d’importation des voitures, notamment des véhicules américains", a préciséM. Baradez.

Selon le Wall Street Journal, le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin et le représentant au Commerce Robert Lighthizer se sont entretenus par téléphone avec le vice-Premier ministre chinois Liu He.

Ils auraient notamment évoqué l’achat par les Chinois de produits agricoles américains et des modifications de certaines politiques économiques de la Chine.

Le président américain Donald Trump a pour sa part assuré dans un tweet que des "conversations très productives" étaient en cours entre les deux pays et que "d’importantes annonces" devraient arriver.

De son côté, la Première ministre britannique Theresa May devait rencontrer l’un après l’autre mardi en fin d’après-midi ses partenaires européens à Bruxelles pour tenter de leur arracher de nouvelles concessions. Elle se verra toutefois opposer un refus catégorique si elle demande de renégocier l’accord pour la sortie du Royaume-Uni.

"Sur le budget italien, nous n’avons toujours pas de nouveaux chiffres en provenance du gouvernement même si des informations circulent sur le fait que la Commission pourrait se satisfaire d’un déficit à 2%",a relevé M. Baradez.

Reste, selon lui, qu’il "n’y a pas eu d’avancées significatives et concrètes réelles" sur ces différents dossiers.

"Le marché essaie de s’accrocher à des éléments qui peuvent le rassurer, mais ce ne sont que des espoirs et jusqu’à présent, ces espoirs se sont toujours traduits par des rechutes", a rappelé l’analyste.

Du côté des indicateurs, le moral des investisseurs a rebondi en Allemagne au mois de décembre après avoir atteint en novembre son plus bas niveau depuis 2012 dans un contexte d’incertitudes internationales, selon le baromètre de l’institut ZEW.

- Suez dans le rouge -

Sur le plan des valeurs, les titres liés aux matières premières se reprenaient après leur chute de la veille, à l’instar d’Eramet , de Vallourec (+8,67% à 1,97 euro) ou encore de CGG (+5,01% à 1,13 euro).

L’action Dassault Systèmes a progressé de 4,98% à 108,60 euros après que le groupe a annoncé le rachat de l’éditeur de logiciels professionnels californien IQMS, pour un montant de 425 millions de dollars.

Compagnie des Alpes a gagné 2,39% à 23,55 euros après avoir annoncé lundi un "partenariat industriel" avec Fosun, sans pour autant fermer la porte à l’arrivée à soncapital, du conglomérat chinois.

Suez a en revanche pâti (-3,18% à 112,70 euros) d’informations de presse selon lesquelles Engie aurait décidé de maintenir pour l’instant inchangée sa participation dans le groupe, ce que l’énergéticien a ensuite confirmé dans un communiqué.

Vivendi a gagné 0,81% à 21,10 euros. Le groupe français, qui détient 24% de Telecom Italia (Tim), va demander au conseil d’administration de l’opérateur italien la convocation d’une assemblée générale d’actionnaires pour nommer de nouveaux commissaires aux comptes et révoquer cinq membres du conseil proches d’Elliott, qui détient 8,8% de Tim.

Sodexo s’est apprécié de 0,79% à 89,22 euros alors que le groupe a annoncé mardi avoir racheté, pour un montant non divulgué, la société Alliance in Partnership, spécialiste de la restauration scolaire au Royaume-Uni etconnue pour ses marques The Contract Dining Company et Class Catering Services.

Gemalto a pris 0,48% à 50,76 euros tandis que Thales est monté de 2,50% à 104,65 euros. L’UE a autorisé mardi le projet de rachat du fabricant de cartes à puces par Thales à condition que le spécialistede l’électronique de défense cède son activité modules matériels de sécurité à usage général.

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